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France Justice

Publié le • Modifié le

France: la réclusion criminelle à perpétuité contre Francis Heaulme

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Francis Heaulme en 2001. REUTERS/Vincent Kessler/Files

La réclusion criminelle à perpétuité a été requise, ce mercredi 17 mai 2017, contre Francis Heaulme, par l'avocat général de la Cour d'assises de la Moselle. Elle le juge depuis le 25 avril, pour les meurtres de deux enfants, Cyril Beining et Alexandre Beckrich, 8 ans, tués à coups de pierre sur un talus SNCF de Montigny-lès-Metz, le 28 septembre 1986. Francis Heaulme, 58 ans, a déjà été condamné pour neuf meurtres, dont deux fois à la perpétuité pour ceux d'une adolescente et d'un enfant de 9 ans. Il a obtenu un non-lieu et un acquittement dans deux autres affaires.


Avec notre envoyé spécial à Metz, Franck Alexandre

Sans surprise, le ministère public requiert la plus lourde peine prévue par le Code pénal, la réclusion à perpétuité, car, s’il n’y a pas d’aveux, de preuves scientifiques, certaines constances accablent l’accusé, pointe l’avocat général Jean-Marie Beney : la présence avéré de Francis Heaulme sur les lieux au moment des meurtres, l’extrême violence qui fait écho à celle dont il a fait preuve dans neuf autres dossiers. (Cette extrême violence lui vaut déjà, rappelle l’avocat général, deux condamnations à perpétuité). Il y a aussi les témoignages des codétenus à qui il a fait des confidences.

S’il continue de nier, il y a des raisons, assure le représentant du parquet. Pour lui, Francis Heaulme se tient à distance, grâce à une amnésie salvatrice, des aveux qui terniraient son image dans le monde carcéral : un tueur d’enfants serait rétrogradé dans la hiérarchie des détenus.

Pour toutes ces raisons, assure le représentant de l’accusation, « Nous nous passerons des aveux de Francis Heaulme et ce, d’autant plus volontiers qu’ils n’auraient rien apporté. L’absence d’aveux n’égarera pas la justice. Par votre juste verdict, vous direz à l’accusé : « Alexandre, c’est vous. Cyril, c’est vous ». « Et, enfin, clore ce dossier, vieux de trente ans, dans lequel l’autorité judiciaire, par défaut de rigueur et d’engagement, confesse l’avocat général, n’a clairement pas été à la hauteur ».

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