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France Guyane Outre-mer

Publié le • Modifié le

Guyane: les collectifs rejettent le plan de sortie de crise du gouvernement

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Le secrétaire général de UTG (Union des travailleurs guyanais) David Rimane en t-shirt blanc (c-d) s'adresse à la foule pour annoncer l'échec des négociations, à Cayenne, le 2 avril 2017. jody amiet / AFP

Les collectifs de protestataires et la ministre se sont séparés sur un désaccord. Les négociations visant à mettre fin à deux semaines de mobilisation sociale en Guyane avaient repris dimanche après-midi entre la ministre des Outre-mer et les collectifs des protestataires, qui exigent entre autres un « nouveau statut » pour la Guyane. Le gouvernement a soumis au collectif un document de plusieurs points. Des propositions jugées insuffisantes. Les protestataires réclament 2,5 milliards d'euros. 


Face à la foule, mégaphone à la main, les représentants syndicaux déclarent n’être parvenus à aucun accord, rapporte notre envoyé spécial à Cayenne, Pierre Olivier. Le plan d’urgence d’un milliard d’euros proposé par le gouvernement n’aura rien changé. Tous les collectifs ont fait front. Ils se sont prononcés pour la poursuite du mouvement, y compris le représentant local du Medef, le syndicat patronal. Désormais, ils exigent que 2,5 milliards d’euros soient mis sur la table immédiatement.

Une rencontre a eu lieu avec la ministre des Outre-mer, Ericka Bareights, en fin de journée pour signifier leur refus. « Je suis allée au bout du chemin. Il y a beaucoup de sujets avec des avancées significatives », a déclaré la ministre, qui a appelé à la fin de la grève, tout en promettant la poursuite du dialogue. « Nous allons continuer à travailler ». « J'ai une réunion demain (lundi) à Paris avec le Premier ministre et tous les ministres concernés », a-t-elle précisé.

Et dans l’attente d’une réponse, les blocages et les mobilisations vont se durcir préviennent les collectifs. Mardi, la veille du Conseil des ministres, un important rassemblement sera organisé près de la base spatiale de Kourou, d’où décollent des fusées. Car alors qu’Ericka Bareights, la ministre des Outre-mer, s’est envolée pour Paris, les Guyanais sont conscients que pour se faire entendre à huit mille kilomètres de distance, mettre en jeu les intérêts économiques de la France, qui sont aussi les leurs, reste leur meilleur porte-voix.

Un plan en cinq points

Un document de plusieurs points avait été soumis aux collectifs dimanche après-midi. Avec d’abord un milliard d’euros de mesures d’urgence débloqué. La ministre des Outre-mer avait également signé les accords trouvés lors des discussions de la nuit de samedi à dimanche avec les différents ateliers de travail, sans en dire plus.

Insuffisant, selon Zadkiel Saint-Orice, l’un des leaders des « 500 frères ». « Dans certains domaines, il faudrait, ne serait-ce qu’un ou deux milliards pour pouvoir résorber les choses. Un domaine. Donc, quand on entend qu’il y a cinq milliards pour l’ensemble des domaines, pour moi cela me paraît insatisfaisant. On joue notre avenir. On n’est pas en train de quémander quelque chose de banal » précise-t-il. Le collectif s'est ensuite réuni avec ses avocats.  

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