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France Outre-mer Guyane Martinique Guadeloupe Réunion Mayotte

Publié le • Modifié le

Crise en Guyane: Régions de France réclame plus de moyens pour les outre-mer

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Routes bloquées par des poids lourds, barrages en tous genres, la Guyane vit au ralenti depuis le début des mouvements sociaux en mars 2017. Jody AMIET/AFP

Alors que les manifestations battent leur plein en Guyane, Régions de France – l'association qui regroupe les régions et les collectivités françaises – réclame davantage de moyens pour les outre-mer (Guyane, Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte). Ce mercredi 29 mars, ces élus ont soumis des propositions aux candidats à la présidentielle.


Comme tous les territoires utra-marins, la Guyane manque cruellement de sources de revenus. Partout, le diagnostic est sensiblement le même : le chômage – bien plus haut qu'en métropole – progresse. Les jeunes sont peu formés et les perspectives économiques sur place sont faibles.

Du coup, les impôts locaux rapportent peu. Quant à la dotation fournie par l'Etat, elle est au mieux stable, au pire en baisse. Une situation qui oblige les élus de ces collectivités à aller « mendier » dans les ministères. Le terme est de Rodolphe Alexandre, le président de la collectivité territoriale de Guyane. Il a dénoncé ce mercredi « un système semi-colonial ».

L'association Régions de France réclame donc des moyens supplémentaires et notamment la hausse de l'octroi de mer régional – taxe sur les biens importés ou produits sur place spécifique aux outre-mer – ainsi que son extension aux services : les banques et la téléphonie par exemple. Tant pis si cela surenchérit encore plus le coût de la vie déjà supérieur à celui en métropole.

Autre proposition : tirer davantage profit du tourisme en doublant la taxe d'embarquement et en augmentant la taxe de séjour afin que les régions en touchent une partie.

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