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France Présidentielle France 2017 Benoît Hamon Emmanuel Macron

Publié le • Modifié le

Ecartelé par ses propres forces centrifuges, le PS face au risque de l'explosion

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Les deux finalistes de la primaire initiée par le PS, Benoît Hamon (g) et Manuel Valls lors du débat télévisé de l'entre-deux-tours, mercredi 25 janvier 2017. REUTERS/Bertrand Guay

Le torchon brûle entre les ex-candidats à la primaire de la « Belle Alliance populaire ». Manuel Valls l’a annoncé, il ne parrainera pas le candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, et compte avec des élus de sa sensibilité se préparer à participer à une future majorité présidentielle. Un ailleurs. Le Parti socialiste n'a jamais été au bord d'un schisme prophétisé de longue date.


Serait-il possible que la France assiste actuellement à une reconfiguration majeure de son paysage politique ? Coincé entre deux « marcheurs », Jean-Luc Mélenchon d'un côté et Emmanuel Macron de l'autre, le PS, fort habituellement d'une hégémonie à gauche, n'a jamais semblé si mal.

Si bien que les couteaux sont aiguisés et ont déjà commencé à servir au sein du Parti socialiste. Bien sûr, les ralliements de poids à Emmanuel Macron vont encore attendre un peu. Par exemple : les ministres tentés par le leader du parti En marche ! (hors Jean-Yves Le Drian, dont le ralliement est attendu très vite).

Ces ministres-là ont une nouvelle fois repoussé leur décision à la première quinzaine d'avril, le temps de voir si Benoît Hamon est en mesure de passer devant François Fillon, englué dans les affaires. Le temps aussi de mesurer l’accueil côté Emmanuel Macron - un accueil déjà plus que frais.

« Si les vallsistes vont jusqu'au bout, ils assassineront le PS »

« Je n'ai pas fondé une maison d'hôtes », a d'ores et déjà dit l'ancien ministre de l'Economie, qui ne veut pas voir sa barque pencher trop à gauche et prendre le risque de faire fuir les électeurs de droite. Qu'ils votent Macron et qu'ils se taisent, dit même un proche du candidat En marche !

Côté aile droite du Parti socialiste, c'est pourtant plié : hors de question de soutenir le vainqueur de la primaire, Benoît Hamon. En ligne de mire : la composition d'une potentielle nouvelle majorité présidentielle. Manuel Valls se verrait bien y jouer avec ses amis un rôle majeur.

« Si les vallsistes vont jusqu'au bout, ils assassineront le PS », va jusqu'à prophétiser un membre de l'équipe de Benoît Hamon. Autant dire que désormais, plus qu'à une élection présidentielle, on assiste à un affrontement ouvert entre « deux gauches » que Manuel Valls disait « irréconciliables ».

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