rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti

Justice Culture France

Publié le • Modifié le

Des artistes réclament justice pour Adama Traoré et Théo à travers deux tribunes

media
Un manifestant hisse une pancarte où l'on peut lire : «Adama, Théo, qui sera le prochain», à Bordeaux (ville du sud-ouest de la France) , le 12 février 2017. MEHDI FEDOUACH / AFP

Deux tribunes font la Une du quotidien «Libération» ce matin du 15 février. Signées par des dizaines d'artistes, elles réclament justice pour Théo, victime d'un viol présumé au cours de son interpellation à Aulnay-sous-Bois, il y a dix jours, et aussi pour Adama Traoré, décédé lors de son arrestation en juillet dernier.


Cet appel a été lancé ce mercredi matin par des artistes comme Omar Sy, Eric Cantona, Patrick Bruel, pour dénoncer les violences policières dans les quartiers populaires et pour lancer également des pistes afin de mettre un terme à ces violences. Cela passe par le vouvoiement lors des contrôles, les caméras piétonnes, dont l'utilisation systématique a d'ailleurs été promise ces derniers jours par le ministre de l'Intérieur. Cela passe également par de meilleures formations pour les policiers et surtout la mise en place du récépissé pour lutter contre les contrôles au faciès.
Cette mesure était une promesse du candidat Hollande en 2012, mais elle n'est plus à l'ordre du jour du gouvernement.

Pour en finir avec les bavures

Dans la lettre qu'il a rédigée, l'ancien adjoint au maire de Brétigny-sur-Orge, Steevy Gustave, évoque le cas de Théo, les incompréhensions, les craintes liées à cette affaire. Pourquoi les policiers impliqués dans son viol présumé sont-ils encore dehors ? L'affaire sera-t-elle classée sans suite ? L'auteur évoque également la justice. Ou plutôt les justices. « L’une pour les hommes à la peau sombre, les Zyed, les Bouna, les Adama, l'autre pour ceux qui portent l'uniforme », écrit l'élu.

Steevy Gustave consacre d'ailleurs une large partie de sa tribune à ceux qu'il appelle, les agents du désordre, les brebis galeuses parmi les forces de l'ordre. Ceux qui insultent, qui tutoient, les auteurs de bavures, leurs victimes, elles, « ont toujours les mêmes noms et les mêmes visages », déplorent les signataires.

→(Re)écouter l'Invité France : «Lettre d’un élu de la République à l’avenir»: Steevy Gustave témoigne

Chronologie et chiffres clés