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Pologne

Publié le • Modifié le

Pologne: des milliers de nationalistes défilent à Varsovie

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Selon la mairie de Varsovie, 50 000 nationalistes ont défilé dans les rues de la capitale polonaise, le 11 novembre 2019. REUTERS/Kacper Pempel

Plusieurs dizaines de milliers manifestants nationalistes ont défilé ce lundi 11 novembre dans les rues de Varsovie, à l'occasion de la fête nationale polonaise.


Avec notre correspondant à Varsovie, Thomas Giraudeau

Agitant le drapeau national rouge et blanc, plusieurs dizaines de milliers de manifestants nationalistes – 50 000 selon la mairie – ont participé ce lundi à Varsovie à la Marche de l'indépendance.

En Pologne, le 11 novembre est le jour de la fête nationale, marquant l’indépendance retrouvée du pays à la fin de la Première Guerre mondiale. Depuis dix ans, les nationalistes défilent ce jour-là dans les rues. Ils sont aujourd'hui renforcés par les résultats des récentes élections législatives. L’extrême droite, opposante aux ultraconservateurs du parti Droit et Justice au pouvoir, a fait son retour à l’Assemblée polonaise après 12 ans d’absence.

Au début de la marche, en haut d’un immeuble, des opposants aux nationalistes ont accroché un immense drapeau polonais orné d'une croix gammée et de symboles d’organisations d’extrême droite barrés de rouge. « On nous reproche d’être des nazis, des fascistes. Mais ce n’est pas vrai, se défend Adam Przeboj. Nous sommes tolérants. Par contre, je voudrais bien que nos députés nationalistes votent contre l’avortement. Et j’aimerais que les lois soient faites par les Polonais, pas par l’Union européenne. »

À l’inverse de l’immense majorité des Polonais, beaucoup de nationalistes veulent sortir de l’UE. Un drapeau de l’Union est d’ailleurs brûlé lors de la marche. La Confédération, le parti d’extrême droite, défend aussi une Pologne catholique, sans avortement, contre les personnes LGBT.

Sur ces sujets, le parti ultraconservateur au pouvoir à Varsovie, Droit et Justice, ne va pas assez loin, estime Barbara Stokovska, une septuagénaire : « Le programme de la Confédération me plaît. Ils sont jeunes, ils sont  patriotes. Ils ne veulent pas de l’immigration étrangère ici. Pour moi, le PiS, Droit et Justice, n’est pas du tout de droite, il est socialiste. Il donne notre argent aux autres. Mes impôts servent à payer des allocations familiales. »

Le PiS a mis en place un programme massif d’allocations pour toutes les familles. Critiqué par les ultralibéraux et une partie de l’extrême droite.

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