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Publié le • Modifié le

Macron reçoit Merkel pour un dîner à l'Élysée

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Le rejet de la candidature de Sylvie Goulard complique les relations entre Angela Merkel et Emmanuel Macron. Nicholas Kamm / POOL / AFP

Ce dimanche 13 octobre, la chancelière allemande est reçue à l'Élysée par le président français. Au centre de centre rencontre le conseil des ministres franco-allemand de mercredi à Toulouse et le Conseil européen de la fin de la semaine. Sans oublier l'échec de la candidature de Sylvie Goulard au poste de commissaire au Marché intérieur.


Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Un échec, voire une humiliation pour Emmanuel Macron. C'est ainsi que lerejet de la candidature de Sylvie Goulard par le Parlement européen a été perçu dans la presse allemande. Une certaine satisfaction était lisible entre les lignes : la « macronmania » initiale dans les médias outre-Rhin a souvent laissé la place à une certaine irritation contre un jeu jugé trop solitaire du président français.

Les normes éthiques pour la classe politique, plus strictes en Allemagne qu’en France, expliquent les doutes sur le choix de Sylvie Goulard. En même temps, son profil européen a été salué par de nombreux observateurs dans le pays.

À Berlin, on ne se sent pas responsable de son échec. Le secrétaire général de la CDU a tenté d’influencer les eurodéputés en sa faveur. Mais à l’arrivée, les groupes parlementaires ont décidé souverainement. Et ce ne sont pas seulement les conservateurs qui ont rejeté Sylvie Goulard : les députés allemands verts au parlement européen n’étaient pas non plus convaincus.

L'échec français complique la relation avec Berlin

Par ailleurs, la future présidente de la commission Ursula von der Leyen critiquée par Paris, même si elle est proche d’Angela Merkel, n’est plus membre du gouvernement allemand.

Au final, cet échec français vient compliquer un peu plus les choses dans la relation franco-allemande, alors que Paris et Berlin ont du mal à s’entendre sur différents dossiers.

À écouter : Sylvie Goulard recalée: « une crise institutionnelle à court et moyen terme», selon Bruno Alomar

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