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Allemagne Commerce et Echanges Finances

Publié le • Modifié le

Allemagne-économie: fin de la «décennie dorée»?

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Des conteneurs sur le port d'Hambourg, en Allemagne. Le recul des exportations, fondement de l’économie allemande, explique l’actuel passage à vide. Getty Images/Jorg Greuel

Un analyste parle de la « fin de la décennie dorée ». La conjoncture allemande ralentit et le deuxième trimestre a été marqué par un recul, faible mais symbolique, du produit intérieur brut en baisse de 0.1%. Les indices sont globalement moins favorables et un recul des exportations explique pour une large part la faiblesse de l'économie allemande. Cette dégradation suscite des débats sur la nécessité ou non de soutenir la conjoncture, le cas échéant en acceptant de recourir à la dette.


Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

C'est un « signal d’alarme » : pour le ministre de l’Economie, une possible récession, soit un recul du produit intérieur brut durant deux trimestres consécutifs peut et doit être évitée. Peter Altmaier souhaite des allègements d’impôts pour les entreprises comme pour les particuliers. Angela Merkel, elle, voit les choses plus sereinement. La chancelière a précisé, hier, mardi 13 août, qu’elle ne jugeait pas souhaitable un plan de relance conjoncturel financé par la dette.

Une remise en cause du sacro-saint équilibre budgétaire ?

Mais les débats risquent de redoubler. Des économistes conservateurs estiment désormais que l’Allemagne investit insuffisamment et que les taux d’intérêt actuels permettent sans grands risques de faire plus. La Fédération de l’industrie allemande plaide aussi pour une remise en cause du sacro-saint équilibre budgétaire pour dynamiser la conjoncture alors que l’Allemagne a profondément assaini ses finances publiques ces dernières années. Un point de vue que partagent les partis de gauche.

Les particuliers consomment plus

C’est d’ailleurs la demande intérieure qui constitue - pour l’heure - le pilier le plus stable de l’économie allemande. Les particuliers, grâce à un chômage au plus bas et des salaires en hausse consomment plus. Le recul des exportations, fondement de l’économie allemande, explique l’actuel passage à vide alors que les conflits commerciaux, des mesures protectionnistes des Etats-Unis et les risques du Brexit nuisent au made in Germany. Le gouvernement allemand ne table plus pour cette année que sur une modeste croissance de 0.5%. Elle pourrait revenir en 2020 à son niveau de 2018, soit 1.5%.

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