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Royaume-Uni Theresa May Brexit Union européenne

Publié le • Modifié le

Démission de Theresa May: «Ce n’était pas juste un problème de personnalité»

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Theresa May, le 17 juillet 2019 à Londres. REUTERS/Henry Nicholls/Pool

Theresa May passe ses dernières heures au 10, Downing Street. La Première ministre britannique va céder la place mercredi 24 juillet, au lendemain de la nomination de son successeur, qu'il s'agisse de Boris Johnson ou de Jeremy Hunt. RFI revient sur son mandat, dominé et finalement brisé par le Brexit, avec l’un des anciens collaborateurs de la dirigeante conservatrice : Joey Jones.


Avec notre correspondante à Londres,  Muriel Delcroix

La future ex-Première ministre a été forcée à la démission en mai dernier, confrontée à une révolte de ses propres députés, des Tories furieux face à son incapacité à faire sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne à la date clé du 29 mars.

Alors que l'on connaitra son successeur ce mardi, Theresa May a confié qu’elle quittait Downing Street avec un sentiment de « frustration », dû précisément au fait de ne pas avoir pu mener à bien le Brexit après le référendum de 2016.

Elle a reconnu avoir sous-estimé la détermination des députés à camper sur leurs positions. Une erreur de jugement qui, pour Joey Jones, l’un de ses anciens conseillers, lui aura été fatale, elle qui avait été portée au pouvoir à cause du Brexit.

« Compromis britannique »

« Le plus grand problème pour Theresa May, c’est qu’elle n’a pas préparé le terrain pour un compromis, confie Joey Jones à RFI. Au départ, elle disait "Brexit means Brexit", "le Brexit, ça veut dire le Brexit", comme si ça allait être très simple. »

« Surtout, ajoute-t-il, ça donnait l’impression aux "brexiters" que tout ce qu’ils espéraient allait se réaliser dans les années à venir, ce qui ne pouvait être le cas. Un compromis avec l’Europe voulait dire aussi un compromis du côté britannique. »

Incapable de convaincre le Parlement de voter pour son accord de retrait, Mme May a été beaucoup critiquée pour son entêtement et son manque de charisme. Mais pour Joey Jones, les raisons de son échec sont à chercher au-delà de sa seule personnalité.

« Divisés et paralysés »

« Ce qu’on va voir maintenant avec Boris Johnson, anticipe déjà l'ancien conseiller, c’est que ce n’était pas juste un problème de personnalité, mais plutôt le fait que notre politique est extrêmement divisée et paralysée et je ne vois pas comment on va s’en sortir actuellement. »

Theresa May laisse le Parti conservateur, le Parlement britannique et le pays tout entier, aussi divisés qu’à son arrivée au 10, Downing Street, en remplacement de David Cameron dont elle était auparavant la ministre.

Dans un climat politique, économique et social au ralenti, il faudra à son successeur plus que de la bonne volonté et des ondes positives pour extraire l’épine du Brexit fichée dans le pied du royaume.

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