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Publié le • Modifié le

Fichage par Monsanto: au moins sept pays de l'Union européenne concernés

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Monsanto est soupçonné d'avoir mandaté un cabinet pour ficher des personnalités en fonction de leurs positions sur les pesticides et OGM. REUTERS/Brendan McDermid/File Photo

Des fichiers de personnalités commandés par Monsanto comme ceux déjà révélés en France existent dans six autres pays européens, ainsi que pour les institutions européennes, a annoncé ce le groupe Bayer.


« Nous estimons pour l'instant que l'agence Fleishman Hillard a établi pour le compte de Monsanto des listes en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Pologne, en Espagne et au Royaume-Uni, ainsi que pour des personnalités liées aux institutions européennes », écrit Bayer.

Le cabinet d'avocats Sidley Austin, mandaté par l'entreprise allemande, « déterminera si de telles listes existent aussi dans d'autres pays », ajoute Bayer. Jusque là, seule la liste établie en France était connue. Mais le groupe, après avoir présenté ses excuses, avait indiqué la semaine passée que d'autres pays européens étaient « très probablement » concernés.

Le chimiste allemand, propriétaire de Monsanto depuis l'an dernier, a également annoncé avoir mis un terme « jusqu'à nouvel ordre » à sa collaboration en matière de communication avec Fleishman Hillard. Bayer continuera cependant de travailler avec ce cabinet sur des questions de marketing.

Positions sur les pesticides

Plusieurs médias (dont Le Monde, France Télévisions, Radio France, Le Parisien et l'Agence France-Presse) ont annoncé avoir saisi la justice et/ou la CNIL après la révélation début mai par France 2 et Le Monde que des centaines de personnalités (politiques, scientifiques, journalistes) ont été fichées en fonction de leurs positions sur les pesticides et les OGM et de leur propension à être influencées.

Les listes recensent « principalement des journalistes, des politiques et d'autres groupes d'intérêt », a confirmé Bayer. Au lendemain de ces révélations, la justice française a ouvert une enquête sur des soupçons de fichage illégal qui vise notamment le chef de « collecte de données personnelles par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite ».

(avec AFP)

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