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Hongrie Union européenne Viktor Orban Autriche

Publié le • Modifié le

La chute de la coalition droite-extrême droite en Autriche embarrasse Budapest

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Le Premier ministre hongrois Viktor Orban. REUTERS/Francois Lenoir

Pour Viktor Orban, cette coalition des droites était un modèle, un exemple à suivre par les autres pays européens. Il y a quelques jours, le Premier ministre avait reçu à Budapest le chef de l’extrême-droite autrichienne, partisan comme lui d’une ligne dure anti-migrants. Le dirigeant hongrois perd donc un allié. Autre conséquence de la crise autrichienne : la visite prévue à Budapest de Norbert Hofer, nouveau chef du FPÖ, a été annulée.


Avec notre correspondante à Budapest, Florence La Bruyère

Le plus surprenant n’est pas l’annulation de la visite en Hongrie du nouveau chef de l’extrême droite autrichienne, mais la raison qu’en a donnée Viktor Orban : « Nos amis autrichiens ne viennent pas nous voir, parce qu’une saison exceptionnelle de chasse a été ouverte là-bas. »

Quant aux médias qui appartiennent au clan de Viktor Orban, ils donnent une explication incongrue de la crise autrichienne. Elle aurait été provoquée par « des forces qui soutiennent l’immigration ». Ces médias évitent de parler du contenu de la vidéo qui a fait tomber Heinz-Christian Strache, et dans laquelle il exprimait son souhait de remodeler la presse de son pays « comme Viktor Orban ».

Heinz-Christian Strache en rêvait, Viktor Orban l’a fait. Au fil des ans, l’homme fort de Budapest a bâti un empire médiatique. Par l’intermédiaire d’oligarques, son parti a racheté des télévisions, des journaux, au total près de 500 médias qui diffusent souvent de fausses nouvelles.

La campagne électorale européenne est totalement dominée par le parti de Viktor Orban, qui refuse en outre de participer à des débats avec ses adversaires. Il existe encore quelque médias indépendants mais ils ne font pas le poids. Il reste les réseaux sociaux. Mais c’est un espace où la droite gouvernementale est aussi très présente.