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Italie

Publié le • Modifié le

Italie: sur la scène politique, Matteo Salvini prend toute la place

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Le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini, à Rome, le 17 janvier 2019. Salvini est partout et n’hésite pas à sauter dans un train ou un avion pour goûter aux bains de foule aux quatre coins de l’Italie. AFP/Alberto Pizzoli

En Italie, une délégation vénézuélienne envoyée par Juan Guaido doit rencontrer, ce lundi 11 février, le ministre de l’intérieur Matteo Salvini. L’Italie est l’un des rares pays de l’Union européenne à n’avoir pas reconnu officiellement Guaido comme président par intérim. Le tandem Ligue - Mouvement Cinq Etoiles est en effet divisé sur la question. Mais ce dossier montre surtout le pouvoir grandissant de Salvini sur la scène politique italienne.


Avec notre correspondant à Rome, Eric Sénanque

« Tous les régimes communistes doivent être rayés de la surface de la terre », a expliqué sans ambages Matteo Salvini en évoquant le dossier vénézuélien. Son allié de gouvernement le Mouvement Cinq Etoiles (M5S) s’est montré beaucoup plus ambigu, préférant rester neutre sur la question. La délégation de Juan Guaido doit rencontrer le ministre de l’Intérieur cet après-midi comme s’il était un chef d’Etat ou de gouvernement.

Salvini cannibalise l'espace politique

Sur de nombreux dossiers, Matteo Salvini est en train de cannibaliser l’espace politique, lui qui était encore cantonné il y a quelques semaines à l’immigration et à la sécurité. Dans la crise diplomatique avec la France, le chef de la Ligue s’est dit prêt à rencontrer Emmanuel Macron, oubliant que le président français ne discutait qu’avec Giuseppe Conte. On en oublierait presque parfois que le bouillant ministre n’est pas président du Conseil...

« Salvini est contre tout »

Salvini est partout et n’hésite pas à sauter dans un train ou un avion pour goûter aux bains de foule aux quatre coins de l’Italie et mesurer sa popularité. Il n’hésite pas à piétiner les compétences de son allié Luigi Di Maio, ministre du Développement économique en s’immisçant - par exemple - dans la crise de la filière du lait en Sardaigne. Giuseppe Conte le reconnaissait lui-même début février devant Angela Merkel : « Salvini est contre tout », laissant deviner le poids politique de son ministre. Le ministre de l’intérieur peut même compter sur des succès électoraux comme dans les Abruzzes, hier, où le candidat qu’il soutenait est arrivé largement en tête devant celui du Cinq Etoiles.