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France Union européenne Défense

Publié le • Modifié le

Défense européenne: première réunion ministérielle autour de l'IEI

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Pour la ministre des Armées française, Florence Parly, il faut «permettre à l’Europe de protéger ses citoyens». ludovic MARIN / AFP

Quelles solutions pour renforcer la défense européenne ? S'il est parfois difficile de faire avancer les choses à vingt-huit dans le cadre de la coopération militaire européenne, la France a proposé l'an dernier, un outil présenté comme plus « flexible, et pragmatique », baptisé Initiative européenne d'intervention (IEI).


L'Initiative européenne d'intervention (IEI) permettra notamment à la Grande-Bretagne de conserver un « ancrage » européen en dépit du Brexit.  L'Italie avait participé aux travaux préparatoires, mais n'a pas souhaité pour l'heure rejoindre le groupe après le changement de gouvernement dans ce pays. En revanche, la Finlande fait maintenant partie de la dizaine de pays signataires. Ce sont des Etats « capables d'agir en cas de crise et en ayant la volonté politique », selon les critères retenus pour rejoindre ce « club ».

La première réunion ministérielle se déroulait hier mercredi à Paris, autour de Florence Parly qui indique les grandes lignes du projet : « Nous sommes dix pays. Il y a vingt-huit pays au sein de l’Europe. Donc tous les pays ne sont ni volontaires pour intervenir –tout le monde n’a pas tous les moyens militaires pour ce faire- et puis il y a aussi des situations qui ne sont pas prises en compte ni par l’Union européenne, ni par l’Alliance atlantique. L’exemple des Caraïbes, ça ne relève pas des compétences naturelles de l’Union européenne et ce n’est pas une zone dans laquelle l’Alliance atlantique a vocation à intervenir. »

« Permettre à l’Europe de protéger ses citoyens »

« Donc, poursuit la ministre française, nous avons identifié des secteurs qui ne sont pas correctement couverts par les outils existants et nous allons nous y consacrer en priorité. On peut imaginer sans trop se tromper que monter une planification d’une opération humanitaire sera probablement plus simple que de monter la planification d’une opération aussi complexe que Serval au Mali. Donc il va falloir être pragmatique. »

« Rendez-vous dans quelques mois quand nous aurons pu avancer dans nos travaux. Mais l’esprit de l’Initiative européenne d’intervention, c’est permettre à l’Europe de protéger ses citoyens de la façon la plus efficace possible », lance encore Mme Parly. Vendredi 9 novembre, les états-majors des pays concernés travailleront sur les scénarios retenus.

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