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Royaume-Uni Brexit

Publié le • Modifié le

Brexit: Boris Johnson qualifie le plan de Theresa May de «tromperie»

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L'ex-ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson lors de son discours au congrès des conservateurs à Birmingham, le 2 octobre 2018. REUTERS/Darren Staples

Boris Johnson a fait une apparition remarquée ce mardi 2 octobre au milieu du congrès des conservateurs qui se tient à Birmingham. L'ancien ministre des Affaires étrangères a à nouveau critiqué vertement lors d'un discours très attendu le plan sur le Brexit défendu par la Première ministre Theresa May. Mais il en a aussi profité pour présenter sa vision pour l'avenir du parti et se positionner comme challenger à la tête des Tories.


Avec notre envoyée spéciale à Birmingham,  Muriel Delcroix

Devant une salle pleine à craquer et sous les acclamations de délégués conservateurs tout acquis à sa cause, Boris Johnson a fait ce qu'il sait faire le mieux : capter toute l'attention à coup de bons mots et de phrases-chocs.

Et le numéro de charme de Boris Johson agit à merveille sur des fans certes déjà convaincus : « Boris Johnson est un orateur brillant, il très intelligent et il a dit ce que la majorité pense : qu'il nous faut un vrai Brexit, pas un Brexit édulcoré. Les gens ont voté pour ça », assure un des leurs.

Le plan de Chequers est tout simplement selon Johnson « une tromperie ». Pire, ses propositions sur le Brexit mises au point dans la douleur par Theresa May et au mois de juillet sont « un scandale constitutionnel » dont l'application conduirait à l'humiliation du Royaume-Uni.

A la place de ce plan que Johnson appelle à « mettre à la poubelle », BoJo, comme le surnomment les médias, propose un « super accord de libre-échange », un Canada+++, copié sur celui signé entre l'UE et Ottawa.

Cette option qui ne résout pas la question de la frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande n'a que peu d'écho, mais qu'importe, Boris Johnson a surtout réussi à faire le buzz et se présenter comme un leader potentiel face à la Première ministre.

Malgré tout, cette opération de charme a peu de chance d'avoir un réel impact cette semaine, car même si Boris Johnson est très apprécié de la base et des Brexiters les plus ardents, la majorité des députés conservateurs ne le soutient pas.

« Les querelles internes n'aident pas, elles affaiblissent la position de la Première ministre face à l'Europe. Theresa May gère bien le Brexit, elle va obtenir un bon accord et nous devons être derrière elle jusqu'au bout », estime un participant au congrès.

Véritable poil à gratter au sein du parti Tory, Boris Johnson ne fait donc pas l'unanimité, mais il reste un caillou dans la chaussure de Theresa May qui va s'efforcer lors de son discours de clôture ce mercredi de rappeler qu'elle est le seul maître à bord.

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