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Publié le • Modifié le

UE: à Salzbourg, la question migratoire divise et le Brexit reste dans l'impasse

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Le chancelier autrichien Sebastian Kurz accueille la Première ministre britannique Theresa May au sommet informel de Salzbourg, le 19 septembre 2018. REUTERS/Leonhard Foeger

Les chefs d'États européens sont à Salzbourg pour un sommet informel. Les Vingt-Huit sont arrivés mercredi 19 septembre dans la ville autrichienne, le pays qui assure la présidence de l'Union européenne. Mercredi, lors du dîner, les chefs d'État ont surtout évoqué leurs visions sur la question migratoire mais il a également été question du Brexit.


Les visions de la question migratoire divergent encore et toujours. Même des idées a priori consensuelles ne font aujourd'hui pas l'unanimité. C'est le cas pour le renforcement de Frontex, l'agence européenne de gardes-frontières. La commission a proposé de porter son effectif à 10 000 personnes à l'horizon 2020 et ce pour mieux contrôler les flux migratoires aux frontières européennes.

Mais la Hongrie a dit sa vive opposition à cette mesure. Selon son Premier ministre Viktor Orban, cela violerait sa souveraineté, explique notre envoyée spéciale à Salzbourg, Isaure Hiace. La Grèce, l'Espagne et l'Italie seraient également réticentes, a regretté le chancelier autrichien Sebastian Kurz, qui, lui, soutient cette idée, tout comme la France.

Autre débat houleux débuté mercredi soir et appelé à se poursuivre aujourd'hui : le Brexit. L'UE et le Royaume-Uni se sont renvoyé la balle au sujet des efforts à consentir dans la dernière ligne droite des négociations du Brexit pour éloigner le spectre d'un divorce sans accord.

Question irlandaise

Theresa May n'avait que quelques minutes durant le dîner de Salzbourg pour défendre son plan de sortie de l'UE dit « plan de Chequers ». D'où son message lapidaire : comme l'a déjà fait le Royaume-Uni, c'est désormais au bloc européen de « faire évoluer sa position ».

Une réponse au président du Conseil européen Donald Tusk qui venait d'appeler quelques heures plus tôt Londres à revoir sa copie sur la question de la frontière irlandaise. Et une façon aussi pour Theresa May de rejeter une offre européenne améliorée proposée par son négociateur en chef Michel Barnier pour éviter le rétablissement d'une frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord en cas d'absence d'accord commercial entre Londres et Bruxelles.

Pour la Première ministre, le fait de ne plus proposer de contrôles douaniers en mer d'Irlande tout en continuant à exiger que l'Irlande du Nord soit un territoire douanier séparé du reste du Royaume-Uni demeure inacceptable, souligne notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix.

À la place, Theresa May brandit ses propositions et la menace d'un « no deal », une absence d'accord sur le Brexit en cas de refus de ce plan par l'UE. Un scénario auquel se prépare la république d'Irlande, comme l'a expliqué son premier ministre Leo Varadkar. « L'Irlande est un pays qui veut à l'évidence éviter un Brexit sans accord. Nous voulons l'éviter mais nous nous y préparons, nous recrutons des personnes supplémentaires et mettons en place des systèmes d'information. »

Theresa May espère que le spectre d'une sortie du Royaume-Uni sans accord fera plier les Vingt-Sept avant l'échéance d'un dernier sommet en novembre. Mais pour l'instant les Européens semblent décidés à la prendre au mot. Et si les 27 s'accordent sur l'urgence de la situation, ils s'accordent aussi sur la nécessité de parler d'une seule voix face à Londres.

UE: immigration et Brexit au menu du sommet informel de Salzbourg