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Union européenne Jean-Claude Juncker

Publié le • Modifié le

Le dernier discours de Jean-Claude Juncker sur l'état de l'Union

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Jean-Claude Juncker, durant son discours sur l'état de l'Union, au Parlement européen à Strasbourg, le 12 septembre 2018. REUTERS/Vincent Kessler

Il s'agit du dernier discours sur l’état de l’Union mais pas le dernier discours tout court, indique Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne peu avant le vote d'une demande de déclenchement de l’article 7 pour violations de l’Etat de droit en Hongrie.


Avec notre envoyée spéciale à Strasbourg, Anissa el-Jabri

La Hongrie n’a pas été nommée. Mais l’article 7 déjà enclenché pour la Pologne a directement été évoqué: « Nous restons préoccupés, a dit Jean-Claude Juncker, par l’évolution des débats dans certains de nos Etats membres ». « L’article 7 doit s’appliquer là où l’Etat de droit est en danger ». Et ce 12 septembre à la mi-journée, le Parlement européen a donc dénoncé la menace « systémique » contre les valeurs de l'UE en Hongrie, et demande à l'Union de réagir en lançant la procédure dite de l'article 7, ce qui est le mécanisme le plus radical visant un pays bafouant les règles européennes.

Jean-Claude Juncker a plus largement pointé ce qu'il juge être un nationalisme malsain en Europe : « Le patriotisme est une vertu, le nationalisme borné un mensonge accablant et un poison pernicieux ». Parce que les élections européennes approchent et que l’euroscepticisme n’ a jamais été aussi fort, il faut, pour le président de la Commission, éviter le flou et les demi-mesures. Ce n’est pas ce que les citoyens attendent,dit-il, et de citer l’interdiction à venir du sac plastique à usage unique ou la fin du changement d’heure.

Cela n’empêche pas quand même des propositions de changement profond dans le mode de décision européen. C’est un serpent de mer dans l’Union européenne mais Jean-Claude Juncker l’a mis sur la table : passer de l’unanimité à la majorité qualifiée pour les votes dans deux domaines sensibles, la politique étrangère et la fiscalité. Jean-Claude Juncker veut aussi porter le corps des garde-frontières à 10 000 personnes en 2020. Il lui reste moins de 7 mois pour lancer ces chantiers et laisser une empreinte durable.