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Royaume-Uni Union européenne Theresa May Brexit

Publié le • Modifié le

Brexit: Theresa May propose une «zone de libre échange» avec l'UE

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La Première ministre britannique Theresa May a réuni son cabinet pour trouver une proposition sur l'après-Brexit, à Chequers, le 6 juillet 2018. Joel Rouse/MOD/Handout via REUTERS

La Première ministre britannique Theresa May a annoncé que son gouvernement, divisé sur la sortie de l'Union européenne, était parvenu à une « position commune » en faveur de la création d'une zone de libre-échange avec l'UE pour l'après-Brexit.


Le cabinet de Theresa May semble s’être résigné à afficher – du moins pour le moment – un visage uni. A l'issue d'une journée marathon à Chequers, la résidence de campagne de la Première ministre, son gouvernement, très divisé sur le Brexit, s'est finalement décidé à soutenir sa solution baptisée « accord douanier facilité ».

Dans un communiqué, le gouvernement dit s’être mis d’accord pour proposer une zone de libre-échange entre Londres et les Vingt-Sept. Elle serait régie par des règles communes pour les biens industriels et agricoles. Le secteur des services ferait en revanche l'objet « d'arrangements différents », précise Downing Street.

Cet accord permettrait au Royaume-Uni de fixer ses propres tarifs sur les marchandises arrivant dans le pays, explique notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix. Une technologie avancée permettrait de déterminer où seraient acheminés ces biens et donc quels tarifs, britanniques ou européens, appliquer.

Cette solution d’alignement avec l’UE pour les biens est rejetée avec vigueur par les Brexiters pour qui elle empêche une sortie complète du bloc européen. Elle doit de toute façon être soumise à l’approbation de Bruxelles, ce qui est loin d’être acquis. Mais une solution crédible est désormais sur la table. Cette trêve devrait également permettre aux ministres de Theresa May d’entamer d’autres discussions entre eux pour préparer l’éventualité d’un Brexit sans accord.

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