rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
  • Chili: accord pour éviter une grève à la mine de cuivre d'Escondida (officiel)

Espagne Réfugiés Immigration Migrations Internationales Malte Italie

Publié le • Modifié le

L'Espagne propose à l'Aquarius et aux migrants à bord d'accoster à Valence

media
629 migrants, dont de nombreux enfants et des femmes enceintes, ont été secourus par l'Aquarius, le navire de l'ONG SOS Méditerranée, au large des côtes de la Méditerranée, le 10 juin 2018. Reuters

L'Espagne a décidé d'accueillir l'« Aquarius », le navire transportant plus de 600 migrants secourus au large de la Libye. Le sort de ces personnes était au centre d'un bras de fer entre Malte et l'Italie, les deux pays se rejetant mutuellement la responsabilité d'accueillir sur leur sol les migrants. La Commission européenne avait appelé à un « règlement rapide » de la situation de l'« Aquarius ».


Dans un communiqué de la présidence du gouvernement, l'Espagne a fait savoir qu’elle allait honorer ses « engagements internationaux en matière de crise humanitaire » et accueillir l'« Aquarius », le navire qui transporte plus de 600 migrants en Méditerranée. Et c’est le port de Valence qui se trouve quand même à plus de 1 000 kilomètres qui a été choisi. Face au blocage de l'Italie et de Malte, le gouvernement espagnol du socialiste Pedro Sanchez a proposé de prendre en charge le navire, affrété par une ONG française, à bord duquel se trouvent des migrants venus de 25 pays différents. Parmi eux, 123 mineurs voyageant seuls, 11 enfants en bas âge, et sept femmes enceintes.

Depuis plusieurs heures, le navire est bloqué en pleine mer, à 35 milles nautiques de l'Italie et 27 milles nautiques de Malte. Une attente inquiétante pour les passagers qui craignaient d'être renvoyés en Libye. Pour le moment, le navire continue de faire du sur place en dépit de la proposition espagnole. Une proposition que la directrice de SOS Méditerranée juge « encourageante, cela montre qu'il y a des Etats sensibles à l'urgence humanitaire », selon Sophie Beau qui souligne toutefois que le droit maritime international prévoit un débarquement « au plus près possible » du lieu où se trouve le bateau, soit l'Italie ou Malte. 

Mais à La Valette comme à Rome, on refuse de plier. Matteo Salvini, le ministre italien de l’Intérieur a twitté : « Victoire ! » (…) « premier objectif atteint ». De son côté, le Premier ministre maltais remercie son homologue espagnol Pedro Sanchez et promet d’envoyer des vivres à l’Aquarius. Joseph Muscat qui insiste : « Nous devrons nous asseoir et discuter de la façon d'éviter que cela ne se reproduise. C'est un problème européen ».