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Union européenne Immigration Migrations Internationales Danemark Autriche

Publié le • Modifié le

Le Danemark et l’Autriche veulent des camps d'expulsés aux portes de l'Europe

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Le chancellier autrichien Sebastian Kurz a défendu l'idée de camps de rétention aux portes de l'Europe, lors de son passage à Bruxelles, le 6 juin 2018. REUTERS/Francois Lenoir

Le Danemark et l'Autriche proposent la création aux portes de l'UE des camps d'expulsion pour demandeurs d'asile refoulés. Une idée proposée par l'Autriche et qui a obtenu le soutien du Danemark. Une idée sur laquelle le chancelier autrichien est revenu lors de son passage à Bruxelles cette semaine. Ce centre serait situé en dehors de l’Union européenne, dans un pays «pas particulièrement attirant», explique le Premier ministre danois.  


Avec notre correspondante à Bruxelles, Joana Hostein

Le premier à avoir ouvertement évoqué cette idée, c'est le Premier ministre danois. Le Danemark, sous la pression des populistes, veut rendre le continent européen moins attractif. Lars Lokke Rasmussen a donc proposé la création de « centre de rétention et d'expulsion », des camps pour les déboutés du droit d'asile, qui pourraient être situés dans les Balkans, en Albanie ou peut-être au Kossovo.

Lors de son passage à Bruxelles cette semaine, le chancelier autrichien Sebastian Kurz a confirmé que son pays, le Danemark et plusieurs autres Etats membres travaillent à ce projet pilote. « Le fait qu'une personne arrive illégalement en Europe, passe par plusieurs pays européens pour choisir ensuite où elle va déposer sa demande d'asile, est un modèle qui ne peut pas fonctionner, a-t-il déclaré. C'est pour cela que nous disons depuis longtemps qu'il faut protéger ces personnes, mais à l'extérieur de l'UE. »

A Bruxelles, le projet inquiète. D'autant plus que l'Autriche, dirigée par un gouvernement en coalition avec une formation d'extrême droite, le parti de la Liberté, qui ne souhaite que plus aucune demande d'aile ne soit étudiée sur le sol européen, s'apprête à prendre les rênes de l'UE le 1er juillet. Ces dérives pourraient donc se multiplier dans les prochains mois, craint-on dans la capitale européenne.

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