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Le Royaume-Uni renationalise une partie de ses lignes ferroviaires

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Des passagers de la Southern Railway, dans la gare Victoria à Londres, le 8 août 2016. REUTERS/Neil Hall

Voilà de quoi conforter les cheminots français en lutte. De l'autre côté de la Manche, le gouvernement britannique annonce, ce mercredi 16 mai, la renationalisation d'une partie de ses lignes de train, dans l'est du pays. Décision prise en raison de l'incapacité de l'exploitant privé à rentabiliser la ligne.


La ligne Londres-Edimbourg, qui dessert aussi Leeds et Newcastle, sera à nouveau contrôlée par l'Etat britannique à la fin du mois prochain. La société privée qui l'exploitait depuis trois ans et demi n'a pas été en mesure de payer la franchise qu'elle devait à l'Etat. Motif invoqué : des infrastructures vieillissantes.

En huit années, c'est la troisième entreprise privée qui échoue à exploiter de manière rentable cette liaison de plus de 600 kilomètres.

Le rail britannique a été privatisé par les conservateurs dans les années 1990. Depuis, les trains sont bondés, les retards sont très fréquents et le prix des billets a explosé. En moyenne, les tarifs sont supérieurs de 30% à ceux pratiqués en France.

En termes de fonctionnement, le chemin de fer britannique coûte 40% plus cher que dans le reste de l'Europe. Et cela en dépit des subventions publiques que le gouvernement britannique continue de verser aux opérateurs privés : plus de 4 milliards et demi d'euros chaque année.

Syndicats et opposition travailliste demandent la renationalisation totale du chemin de fer. Selon les sondages, près de 60% des Britanniques y sont également favorable.