rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti

Russie Royaume-Uni renseignement

Publié le • Modifié le

Affaire Skripal: la Russie interpelle l’OIAC

media
Sergueï Lavrov (photo d'archives) a contesté samedi le rapport de l’OIAC portant sur l’empoisonnement de l’ancien espion russe Sergueï Skripal. REUTERS/Sergei Karpukhin

La Russie, qui a convoqué samedi 14 avril une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, a également commenté le rapport de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques relatif à l’empoisonnement des Skripal. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a sous-entendu que les résultats de l’enquête avaient été orientés de façon à incriminer la Russie.


Avec notre correspondant à Moscou, Etienne Bouche

Sergueï Lavrov a contesté samedi le rapport de l’OIAC portant sur l’empoisonnement de l’ancien espion russe Sergueï Skripal. A l’occasion d’une réunion annuelle consacrée à la politique extérieure, le ministre russe des Affaires étrangères a mis en doute la fiabilité des conclusions rendues publiques par l’organisation. L’analyse des échantillons prélevés à Salisbury a été effectuée par un laboratoire suisse. Sergueï Lavrov a affirmé que la Russie avait reçu ces informations de manière confidentielle.

« La substance BZ a été découverte dans tous les échantillons. Le BZ est un agent neurotoxique. Cette substance était en service dans les armées des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et d’autres pays de l’Otan. Elle n’a jamais été utilisée en Union soviétique et en Russie. Et il n’y a nulle mention du BZ dans le rapport final, c’est pourquoi nous adressons la question suivante à l’OIAC : pourquoi cette information a-t-elle été omise dans ce document ? »

L’OIAC avait annoncé jeudi que les analyses confirmaient les découvertes du Royaume-Uni concernant l’identité de l’agent toxique utilisé à Salisbury. Londres a accusé Moscou qui nie toute responsabilité dans cette affaire.

Chronologie et chiffres clés