rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
Urgent
Mondial 2018: le Sénégal concède le match nul (2-2) face au Japon pour sa deuxième sortie dans le groupe H

Allemagne Angela Merkel Union européenne

Publié le • Modifié le

Réformes de l’UE: Merkel cherche à dissiper les doutes sur son soutien à Macron

media
La chancelière allemande Angela Merkel avant la signature du contrat de coalition, sociaux-démocrates et conservateurs, à Berlin, le 12 mars 2018. REUTERS/Fabrizio Bensch

L’Allemagne aura un nouveau gouvernement mercredi avec la réélection d’Angela Merkel à la tête d’une nouvelle grande coalition avec le SPD. Conservateurs et sociaux-démocrates ont signé, lundi 12 mars, à Berlin, le contrat de gouvernement qu’ils ont négocié. Lors d’une conférence de presse, ils ont affirmé vouloir se mettre au travail rapidement et insisté sur les réformes sociales prévues. L’Europe, premier chapitre du contrat de gouvernement, a été évoquée alors que la presse parlait ce week-end les difficultés du couple franco-allemand à trouver un accord.


Avec notre correspondant à Berlin,  Pascal Thibaut

Angela Merkel et Emmanuel Macron s’étaient engagés à présenter une vision commune pour des réformes lors du sommet européen la semaine prochaine. Ce week-end, le magazine Der Spiegel a annoncé que cela ne sera pas le cas. Berlin aurait manqué de temps, occupé par les négociations pour former un gouvernement. Et aussi en raison des états d’âme de l’Allemagne sur certains projets concrets.

Angela Merkel interrogée aujourd’hui a voulu dissiper cette impression : « Le ministre des Finances va bientôt se rendre à Paris. Je vais m’y rendre également bientôt. Des rencontres destinées également à préparer le sommet européen et qui permettront de clarifier les prochaines étapes. Des reports ne sont donc pas à l’ordre du jour. »

Il n’empêche, les réticences restent importantes. Et on le sent bien, le soutien pour les propositions du président français est plus résolu chez les sociaux-démocrates que chez les conservateurs.

Olaf Scholz, le président par intérim du SPD, qui doit devenir mercredi ministre des Finances et vice-chancelier, a soutenu très tôt les idées de Paris. « Je trouve cela très positif que le président Macron ait pris l’initiative en formulant des propositions. Nous devons tous aller courageusement de l’avant. Cela doit se passer en étroite coopération avec la France », a-t-il déclaré.

Les discussions sur ces dossiers ne se dérouleront donc pas uniquement entre l’Allemagne et la France, mais aussi entre la SPD et la CDU.

Chronologie et chiffres clés