rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti

Autriche

Publié le • Modifié le

Autriche: polémique autour d'une perquisition au siège de la Sécurité intérieure

media
L'opposition autrichienne somme le ministre de l'Intérieur Herbert Kickl, (ici le 10 janvier 2018 à Vienne) FPÖ, extrême droite, de s'expliquer. REUTERS/Leonhard Foeger

En Autriche, une vive polémique a éclaté après une perquisition musclée au siège des services de Sécurité intérieure. Une perquisition dans le cadre d'une enquête sur un cas de corruption au cours de laquelle des documents sensibles auraient été saisis abusivement. L'opposition tire à boulets rouges sur le gouvernement de coalition droite-extrême droite qui s'efforce de calmer les choses. Le ministre de la Justice a promis un rapport en début de semaine.


Avec notre correspondant à Vienne,  Christian Fillitz

C'était le mercredi 7 mars : 80 hommes en tenue de combat et armés jusqu'aux dents font irruption au siège des services de Sécurité intérieure. Ils saisissent de nombreux documents dont des disques durs. Des perquisitions sont également effectuées au domicile de plusieurs membres de ce service.

Selon l'opposition et la presse, les méthodes employées dépassent de loin le cadre de cette enquête pour corruption du parquet financier qui vise trois fonctionnaires.

Même le président de la République Alexander Van der Bellen a parlé de faits « hautement inhabituels et irritants ». D'autant que, selon la presse, des documents sensibles sur la lutte contre l'extrémisme droite auraient été saisis abusivement, ce que le ministère de l'Intérieur dément.

L'opposition, notamment le PS et les libéraux (Neos), somme le ministre de l'Intérieur, Herbert Kickl, ancien secrétaire général du FPÖ et plume du dirigeant d'extrême droite Heinz-Christian Strache de s'expliquer.

L'ancien chancelier social-démocrate Christian Kern voit dans cette affaire une lutte interne entre les conservateurs et l'extrême droite au sein des Services de sécurité.