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Union européenne Royaume-Uni Commerce et Echanges Fiscalité

Publié le • Modifié le

Fraude aux importations chinoises: Bruxelles réclame 2,7 mds d'euros à Londres

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Jean-Claude Juncker, le président de la Commission europénne. L'UE a ouvert jeudi une «procédure d'infraction» contre Londres afin de récupérer l'argent de la fraude. REUTERS/Dario Pignatelli

La Commission européenne a formulé une lourde accusation de fraude à l’encontre du Royaume-Uni pour avoir laissé s’envoler 2,7 milliards de dollars de droits de douane. Londres se voit réclamer plus de deux milliards d’euros, faute d’avoir surveillé les importations chinoises. C’est une affaire à double détente qui oppose désormais le Royaume-Uni et les services chargés de la fiscalité à la Commission européenne.


Avec notre correspondant à Bruxelles,  Pierre Benazet

Ce sont à chaque fois des importations chinoises qui sont concernées, d’un côté pour une fraude à la TVA et de l’autre pour une fraude aux droits de douane. La fraude aux droits de douane provoque d’autant plus la colère de la Commission européenne qu’elle affirme avoir averti il y a onze ans le Royaume-Uni de l’existence d’irrégularités.

Les produits concernés sont du textile et des chaussures importés de Chine, souvent avec de fausses factures et une sous-évaluation générale des prix. L’exemple le plus frappant est celui de pantalons pour femmes déclarés avec une valeur ridicule de 91 centimes le kilo, soit deux fois moins que le prix du coton et évidemment moins que la moyenne pour ce genre de produit, qui est de 26 euros le kilo.

La Commission demande au Royaume-Uni de verser l’équivalent du manque à gagner pour le budget européen, plus de deux milliards d’euros. Et la facture pourrait encore s’alourdir du fait de la fraude à la TVA qui n’a pas été payée après l’importation ni plus tard, car les douanes britanniques ont laissé sans contrôle ces produits repartir ailleurs en Europe.

Non seulement c’est une nouvelle pomme de discorde financière, mais cela risque aussi d’être embarrassant, de peser négativement pour le Royaume-Uni dans les négociations à venir pour l’accord de libre-échange qui régira la future relation euro britannique.

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