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Union européenne Etats-Unis Otan Défense

Publié le • Modifié le

Tensions budgétaires entre les Etats-Unis et l'UE à l'Otan

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Les 29 drapeaux des pays membres de l'Otan. (Image d'illustration) REUTERS/Mandel Ngan

Les 29 ministres de la Défense de l’Otan sont réunis ces mercredi 14 et jeudi 15 février au siège de l’Alliance à Bruxelles. Au menu de leurs débats figurent d’abord les budgets militaires de chacun des pays. Les Etats-Unis réclament depuis toujours à leurs alliés qu’ils augmentent leurs budgets afin de « partager le fardeau » de la défense. Ils ont de loin les forces armées les plus importantes de l’Otan et veulent voir les alliés, en particulier européens, prendre leur part. En 2014, les pays de l’Otan ont décidé d’atteindre en dix ans un niveau minimal de dépenses militaires fixé à 2% du produit intérieur brut de chacun. Et plus de la moitié des alliés devraient y parvenir d’ici l’échéance de 2024.


Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

Dans l’avion qui l’a amené à Bruxelles, le ministre américain de la défense, James Mattis, a annoncé qu’il insisterait sur l’augmentation des budgets militaires et une de ses adjointes a ajouté que les projets de l’Union européenne en matière de défense ne devraient pas se faire au détriment de l’Otan.

Ces avertissements sont directement liés au dernier sommet européen qui a relancé en décembre l’Europe de la défense en identifiant un certain nombre de projets et des financements communs possibles, en particulier pour l’industrie européenne de l’armement.

Les alliés européens se veulent rassurants et affirment qu’il n’y a aucun risque de duplication inutile ou de concurrence mais les Etats-Unis craignent en fait une forme de protectionnisme européen selon l’ambassadrice américaine à l’Otan. C’est peut-être surtout là que le bât blesse car à l’objectif de 2% du PIB pour la défense s’ajoute l’objectif d’un cinquième de dépenses pour les investissements en matériel.

Jusqu’ici, les Européens étaient largement dépendants de l’industrie américaine de l’armement. Et les ventes d’armes américaines aux armées européennes pourraient bien se réduire si l’UE en arrive à dynamiser sa propre industrie de la défense.

Chronologie et chiffres clés