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Transport Russie

Publié le • Modifié le

Crash en Russie: les boîtes noires mettent en cause les sondes Pitot

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Un morceau de l'Antonov AN-148 qui s'est écrasé aux abords de Moscou le 11 février 2018. REUTERS/Sergei Karpukhin

Les boîtes noires de l’Antonov 148 qui s’est écrasé dimanche 11 février en Russie ont commencé à dévoiler des informations cruciales pour comprendre le drame. Selon les conclusions encore provisoires des autorités chargées de l’enquête, ce sont les sondes chargées de mesurer la vitesse de l’avion qui auraient été à l’origine de la catastrophe. Un incident qui serait similaire à celui de l’Airbus A330 qui s’était écrasé entre Paris et Rio en 2009.


Avec notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot

C’est la boite noire contenant les paramètres techniques du vol qui a permis aux enquêteurs de parvenir à cette conclusion encore provisoire. Selon ces paramètres, les sondes Pitot chargées de mesurer la vitesse de l’avion ont livré des informations contradictoires aux pilotes, dans les deux minutes suivant le décollage.

Confrontés à ces informations divergentes, l’équipage décide de passer en pilotage manuel. Mais moins de cinq minutes plus tard, l’avion s’écrase au sol - ne laissant aucun survivant parmi les passagers.

Selon ces premières conclusions, le système de chauffage des sondes était coupé au moment du décollage – les sondes ont donc vraisemblablement givré, ce qui expliquerait le dysfonctionnement.

Pour l’heure aucune information n’a été dévoilée sur la raison de cette absence de chauffage. S’agit-il d’une erreur humaine ou d’un problème technique ? Il faudra sans doute attendre l’analyse complète des deux boites noires pour en savoir davantage.

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