rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
  • Paradis fiscaux: l'Union européenne retire huit pays de sa liste noire, dont le Panama (source européenne)
  • Carrefour: l'Etat sera «vigilant sur l'accompagnement de chaque salarié concerné par le plan» (Le Maire)
  • Carrefour: 2400 suppressions de postes via un plan de départs volontaires (groupe)
  • Un séisme de magnitude 6,4 a secoué Jakarta (agence gouvernementale)
  • Japon: un mort après une éruption volcanique (secouriste)

Royaume-Uni Theresa May

Publié le • Modifié le

Royaume-Uni: un remaniement ministériel sans grand changement

media
La Première ministre britannique Theresa May pose avec son nouveau gouvernement devant le 10 Downing street, le 8 janvier 2018. REUTERS/Simon Dawson

La Première ministre britannique a procédé ce lundi 8 janvier à un remaniement que ses services annonçaient « majeur » et qui devait affermir son autorité. Mais finalement, peu de changements à signaler autour de la grande table du cabinet à Downing Street.


Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Avec ce remaniement, Theresa May voulait donner un coup de fouet à un gouvernement apparu en bout de course après la démission de plusieurs ministres ces dernières semaines. Mais il aura fallu à la dirigeante toute une journée et des entretiens laborieux pour finalement annoncer que la plupart des poids lourds de son gouvernement restaient en place avec pour plusieurs d’entre eux des ministères élargis.

C’est notamment le cas de Jeremy Hunt désormais en charge de la Santé et des Affaires sociales ou encore de Sajid Javid, ministre des Communautés à présent responsable du Logement après le grave incendie meurtrier de la tour Grenfell à Londres l’été dernier.

Seul départ inattendu, celui du ministre à l’Irlande du Nord James Borkenshire qui a démissionné pour un problème de santé qui l’empêche de se concentrer comme il le voudrait sur la situation politique préoccupante à Belfast bloquée depuis un an. Il a été remplacé par Karen Bradley, qui était jusque-là secrétaire d'Etat à la Culture, aux Médias et au Sport. Face à l'incapacité des unionistes du DUP allié du gouvernement de Theresa May et des nationalistes du Sinn Féin à s'entendre depuis dix mois pour former un gouvenrment, la province britannique s'est vue imposer son budget par Londres. La nouvelle ministre aura du mal réussir là où son prédecessuer a échoué et elle doit en plus trouver convaincre DUP et Sinn Fein de trouver un accord sur le Brexit.

C'est une tâche compliquée car dans la négociation sur la sortie de la Grande-Bretagne, la question irlandaise est vraisemblablement la plus épineuse
Christian Lequesne, professeur à Sciences Po, spécialiste des questions européennes 09/01/2018 Écouter

Au-delà, le vent frais concerne surtout la gouvernance du parti conservateur dont la présidence est confiée à Brandon Lewis, député élu en 2010. Cet ancien avocat de 46 ans est désormais chargé de moderniser l’appareil du parti et de remobiliser les troupes conservatrices après les élections ratées de juin dernier.

Pour le reste, le ministre des Finances Philip Hammond, la ministre de l’Intérieur Amber Rudd, le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson et le ministre en charge du Brexit David Davis sont reconduits, considérés comme inamovibles à l’heure où Londres se prépare à reprendre ses difficiles négociations sur sa sortie de l’Union européenne.

Chronologie et chiffres clés