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Publié le • Modifié le

Turquie et Allemagne: l’amorce d’un dégel?

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Le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel et son homologue turc, Mevlut Cavusoglu, à Berlin, le 8 mars 2017. Cem Ozdel/Turkish Foreign Ministry Press Office/via Reuters

La Turquie poursuit son offensive de charme pour améliorer des relations détériorées avec les pays de l'Union européenne. Après des déclarations du président Erdogan et de son ministre des Affaires étrangères Cavusoglu, les intéressés se déplacent ces jours-ci. Vendredi, le président turc rencontrait son homologue Emmanuel Macron à Paris. Ce samedi, ce sont les chefs de la diplomatie allemand et turc qui se rencontrent. Les relations bilatérales des deux pays ont beaucoup souffert ces derniers mois. Plusieurs Allemands sont encore emprisonnés en Turquie pour « des raisons politiques » d'après Berlin, mais des premiers gestes laissent penser qu'un réchauffement voit le jour.


Avec notre correspondant à Berlin,  Pascal Thibaut

La Turquie tenterait-elle de monnayer la libération d'Allemands détenus sur son sol contre des chars made in Germany ? Dans une interview au magazine Der Spiegel, le  ministre des Affaires étrangères Sigmar Gabriel qui reçoit ce samedi son homologue turc Cavusoglu sur ses terres à Goslar souligne que les relations des deux pays ne peuvent pas s'améliorer tant que des Allemands restent détenus en Turquie.

Et Gabriel d'ajouter : Cela ne changera pas tant que le cas de Deniz Yücel n'aura pas été réglé. Le journaliste germano-turc correspondant sur place du quotidien Die Welt est en prison depuis dix mois et accusé de propagande terroriste.

La déclaration de Sigmar Gabriel signifie-t-elle qu'une libération du journaliste emprisonné pour permettre à des exportations militaires interrompues de reprendre ?

L'entreprise allemande Rheinmetall avait créé une filiale commune avec une société turque en 2016 pour développer un char. Tout a été bloqué depuis avec la détérioration de la situation en Turquie.

Des députés allemands à droite comme à gauche dénoncent déjà un accord qui se ferait au détriment des principes défendus par l'Allemagne alors que la situation des droits de l'homme en Turquie reste critiquable.

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