rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti

Royaume-Uni Justice Transport

Publié le • Modifié le

Justice: Uber devra payer ses chauffeurs au salaire minimum à Londres

media
La société Uber avait déjà perdu sa licence à Londres. REUTERS/Toby Melville

Le géant américain des véhicules de transport avec chauffeur (VTC) Uber vient de perdre en appel contre deux de ses chauffeurs à Londres. Le tribunal du travail a décidé qu'ils devaient être considérés comme des employés plutôt que des travailleurs indépendants. Mais Uber n'a pas dit son dernier mot.


Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Un an après avoir jugé que les chauffeurs utilisant l'application Uber étaient des employés du géant du VTC et qu’ils avaient donc droit au salaire minimum et à des congés payés, le tribunal du travail de Londres persiste et signe. Il a donné deux semaines à Uber pour déposer un nouveau recours. Tout aussi déterminée, l'entreprise américaine a immédiatement rétorqué qu'elle ferait appel. Pour Uber, ses chauffeurs sont rémunérés à la course, ce sont des travailleurs indépendants qui choisissent leurs horaires et leur lieu de travail.

Uber est même prêt à contester cette décision devant la Cour d'appel ou la Cour suprême pour avoir gain de cause. Mais du côté des plaignants, l’heure est au soulagement. « Uber ne peut pas continuer à faire fi de la loi britannique en toute impunité et à priver les gens de leur droit au salaire minimum », a commenté l'un des chauffeurs de taxi.

Ils sont soutenus à la fois par le syndicat des travailleurs indépendants de Grande-Bretagne et un cabinet d'avocats très réputé. Ce dernier représente en tout 68 chauffeurs et prévient que si ce jugement est confirmé, il devra alors s'appliquer à tous les conducteurs d'Uber au Royaume-Uni. Cela constituerait un énorme revers pour la société qui se bat sur un autre front juridique après s'être vue retirer sa licence en septembre par l'autorité des transports londoniens.

Chronologie et chiffres clés