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Union européenne Environnement Automobile

Publié le • Modifié le

UE: les Européens recherchent une nouvelle stratégie sur les voitures propres

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Chez ce concessionnaire automobile, une étiquette indique le «bonus écologique gouvernemental» pour les acheteurs en fonction du taux de pollution du véhicule. AFP/ MYCHELE DANIAU

Alors que les négociations sur le climat se déroulent en ce moment à Bonn en Allemagne, la Commission européenne vient de dévoiler sa stratégie pour promouvoir l’industrie des voitures propres dans l’Union européenne (UE), en fixant notamment de nouveaux objectifs de réduction des émissions de CO2 au secteur automobile.


Avec notre bureau de Bruxelles,

A l’horizon 2030, les constructeurs automobiles devront avoir réduit les émissions de gaz à effet de serre de leurs véhicules de 30% par rapport à 2021. Des efforts nécessaires, insiste-t-on à la Commission européenne, pour respecter les objectifs climatiques que se sont fixés les Européens.

Pour rappel, le secteur du transport routier est responsable, à lui seul, d’un quart des émissions de CO2. Une politique trop agressive, rétorque le secteur automobile. Du côté des associations qui défendent l’environnement, on dénonce le manque d’ambition de la Commission européenne et le lobby des constructeurs allemands. La Commission a, par exemple, décidé de ne pas fixer de quota minimum pour les véhicules électriques.

Le risque, « donner le leadership » à la Chine

Ce que regrette Julia Poliscanova, de l’association Transport et Environnement : « Le risque, c’est qu’on revient à donner le leadership du marché des voitures électriques à la Chine qui sera vraiment ravie d’exporter ses modèles vers l’Europe. On va aussi perdre l’investissement, les emplois d’avenir dans notre industrie automobile en Europe. »

Ces propositions devront maintenant être négociées par le Parlement européen et par les Etats membres, et les discussions promettent d’être houleuses tant les positions entre grands pays producteurs de voitures et les autres sont divergentes.