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Entreprises Aéronautique Corruption

Publié le • Modifié le

Corruption présumée chez Airbus: le groupe aéronautique dément les accusations

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Le groupe Airbus s'est fendu d'un communiqué dans lequel il se défend des accusations portées à son encontre par Mediapart et le journal allemand Der Spiegel. Rémy GABALDA / AFP

Le groupe Airbus s'est élevé ce dimanche 8 octobre dans un communiqué contre les « allégations répétées de corruption », qui « nuisent à sa réputation », 48 heures après la publication d'articles à charge publiés par le magazine allemand Der Spiegel et le média en ligne français Médiapart. Ces journaux évoquent des enquêtes sur le point d'aboutir à des mises en accusation, pour des faits de corruption autour, entre autres, de la vente d'avions de combat Eurofighter à l'Autriche en 2003. Le parquet de Munich tempère.


Airbus s'élève contre l'article de Der Spiegel, qui représente un coup de tonnerre pour la réputation du groupe aéronautique. Selon le magazine allemand, le parquet de Munich préparerait des « mises en accusation » contre des salariés d'Airbus et contre son patron Tom Enders. Le groupe et son dirigeant seraient soupçonnés de corruption autour de la vente d'appareils Eurofighter à l'Autriche en 2003, lorsque Tom Enders était à la tête de la division Défense du groupe.

« Cette affirmation est fausse », a réagi Airbus dans un communiqué. Le parquet général de Munich, interrogé par l'agence de presse AFP, confirme qu'une enquête autour des ventes d'Eurofighters à l'Autriche allait « bientôt » être bouclée. La justice bavaroise indique aussi qu'une autre enquête menée depuis 2012 contre le groupe franco-allemand « approche son terme ».

Une magistrate du parquet général a déclaré que serait décidé dans la foulée soit un non-lieu, soit la tenue d'un procès. Mais « pour l'heure », précise-t-elle, « nous disposons de peu de preuves de corruption ». Vendredi 6 octobre, dans une lettre adressée à ses salariés, Tom Enders avait prévenu que des « moments turbulents et déroutants » attendaient le groupe, avec des risques de « pénalités conséquentes ».