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Publié le • Modifié le

Angela Merkel accepte de limiter le nombre de réfugiés en Allemagne

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La chancelière allemande Angela Merkel Peter Kneffel / dpa / AFP

Deux semaines après les élections allemandes, les conservateurs tentent de se mettre d'accord sur une ligne commune avant d'entamer des négociations avec les Verts et les libéraux. Les chrétiens-démocrates emmenés par la chancelière Merkel ont négocié dimanche durant des heures avec leurs alliés bavarois de la CSU. Une fois de plus, c'est la politique migratoire qui figurait au centre de cette rencontre qui a débouché tard dans la soirée sur un accord permettant aux deux partis frères de ne pas perdre la face.


Avec notre correspondant à BerlinPascal Thibaut

L’un n’en démordait pas depuis deux ans. En exigeant à tout prix une limite supérieure de 200 000 migrants par an après l’accueil de nombreux réfugiés par l’Allemagne, le patron de la CSU bavaroise Horst Seehofer a mené la vie dure à Angela Merkel. La chancelière, elle, répétait à longueur de journée qu’elle ne voulait pas d’une telle limite.

Au terme de longues discussions, les deux partis conservateurs se sont mis d’accord sur le chiffre de 200 000 migrants par an en évitant le terme de « limite supérieure ». Un quota qui comprendra les demandeurs d’asile, les personnes accueillies pour des raisons humanitaires ou au titre du regroupement familial.

L’accord précise toutefois que personne ne sera refoulé à la frontière. Toute personne qui déposera une demande d’asile pourra le faire, ce droit est garanti par la Constitution et ne peut être limité. Angela Merkel a imposé sa ligne sur ce point.

L’accord se veut pragmatique. En cas de crise migratoire ou humanitaire d’ampleur, le Parlement débattre de la réponse à y donner en revoyant par exemple à la hausse le chiffre de 200 000 personnes.

Un chiffre qui ne concerne pas l’immigration issue des pays de l’Union européenne en raison de la libre circulation des personnes. Pour la migration économique venant d’autres pays, CDU et CSU plaident pour un système de quotas répondant aux besoins de main-d’oeuvre de l’Allemagne.

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