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Allemagne Angela Merkel

Publié le • Modifié le

Allemagne: la CDU et la CSU se retrouvent pour accorder leurs violons

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La chancelière Angela Merkel et le président de la CSU, Horst Seehofer, ici le 26 septembre à Berlin. REUTERS/Fabrizio Bensch

Le parti d'Angela Merkel, la CDU, et son allié bavarois, la CSU, se retrouvent ce dimanche 8 octobre pour tenter de se mettre d'accord sur différents sujets, avant d'entamer ultérieurement des négociations avec les possibles partenaires d'une coalition dite « jamaïcaine », à savoir les Verts et les libéraux. La rencontre de ce jour promet d'être difficile.


Pour les chrétiens-sociaux bavarois, c’est une question de principe : au-delà de 200 000 migrants par an, l’Allemagne doit fermer ses portes. La CSU exige une telle mesure depuis des mois pour réagir au mécontentement de sa base contre la politique migratoire d’Angela Merkel.

Après les élections d’il y a deux semaines et un résultat médiocre, il s’agit aussi face à la concurrence de l’extrême droite de prendre un virage sur l’aile droite avec l’espoir de regagner des électeurs séduits par les populistes de l’AfD. Et à l’arrivée, il s’agit aussi d’une question de fierté qui exige des concessions d’Angela Merkel. Cela vaut aussi pour la politique sociale, les retraites ou les projets d’Emmanuel Macron pour l’Europe rejetés à Munich.

Au lendemain des élections législatives et d’un score historiquement bas, Angela Merkel avait déclaré qu’elle ne voyait pas quelles erreurs avaient pu être commises durant la campagne. Pas question pour elle d’un virage à droite après la percée de l’extrême droite. Quant à une limite supérieure pour le nombre de migrants accueillis chaque année, la chancelière la rejette depuis des mois.

Les négociations s’annoncent difficiles. Des pirouettes rhétoriques seront nécessaires pour que personne ne perde la face. Et les conservateurs ne doivent pas oublier que des positions plus fermes sur l’immigration hypothéqueraient lourdement d’autres négociations à venir, pas faciles non plus, avec les Verts et les libéraux pour former une coalition dite « jamaïcaine ».

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