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Russie

Publié le • Modifié le

Les élections locales en Russie, dernier scrutin avant la présidentielle 2018

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Le Kremlin, à Moscou, le 4 septembre 2017. Mladen ANTONOV / AFP

Une série d’élections locales se tient ce dimanche 10 septembre 2017 en Russie. Des scrutins qui ne passionnent ni les médias, ni la population. Il s’agit pourtant du dernier rendez-vous avant l’élection présidentielle de 2018. Malgré l’absence d’enjeu national et l’indifférence des médias, les petits partis d’opposition tentent de se saisir de l'occasion pour se faire entendre et se faire connaître des électeurs russes.


Avec notre correspondant à Moscou,  Daniel Vallot

Dernier jour de campagne pour ce jeune candidat moscovite, militant du parti d’opposition Iabloko. Costume impeccable, parapluie sous le bras, Daniil Agnevski brigue un siège de conseiller d’arrondissement en plein centre-ville de la capitale.

« Là, je vais faire du porte-à-porte, dit-il, je vais parler de mon programme et dire aux gens d’aller voter. C’est dur de faire ça en étant étudiant. Je le fais le soir, jusqu’à 21 h. Ensuite, je distribue des tracts des fois jusqu’à 23 h ! »

« Difficile de faire de la politique en Russie »

A l’intérieur de cet immeuble un peu défraichi, une série de boîtes aux lettres métalliques. C’est là que Daniil glisse ses tracts avant d’aller frapper aux portes. « En général, je suis bien accueilli », confie le candidat.

« Il y a des gens qui prennent les tracts, qui les déchirent et qui les jettent par terre, regrette-t-il. Je pense qu’ils en ont marre de la politique, des promesses non tenues. C'est vrai que c’est difficile de faire de la politique en Russie. »

Et le militant d'Iabloko de préciser que c'est surtout le cas pour les membres de l'opposition. « Par exemple, c’est compliqué d’obtenir des financements pour les campagnes électorales », explique Daniil.

Exercice en vue de la collecte des parrainages

Ces élections locales ne passionnent ni les médias russes, ni les habitants de Moscou, mais elles offrent l’occasion pour ce jeune militant de faire ses premières armes en politique, avant la présidentielle de l'an prochain.

En vue de 2018, son parti doit en effet se préparer à la collecte des 100 000 signatures. Ces parrainages seront indispensables à son futur candidat pour participer à l’élection présidentielle.

Chronologie et chiffres clés