rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
  • Etats-Unis: les démocrates acceptent un compromis pour mettre fin au «shutdown» (sénateur)
  • Emissions de gaz à effet de serre: la France n'a pas tenu ses objectifs en 2016 (chiffres officiels)
  • Prisons françaises: les syndicats de surveillants appellent à poursuivre le blocage mardi
  • Prisons françaises: les négociations entre syndicats et ministère de la Justice se poursuivront mardi (Nicole Belloubet)
  • Syrie: 54 combattants kurdes et rebelles pro-turcs tués dans la bataille d'Afrin (OSDH)
  • RCA: le leader anti-balaka, le général Andilo, condamné aux travaux forcés à perpétuité
  • France/Usine Toyota d'Onnaing: Macron évoque un investissement de 300 millions d'euros
  • Afrique du Sud: l'ANC confirme «discuter» du départ anticipé du président Jacob Zuma sans lui fixer cependant de «date butoir»
  • Les Etats-Unis ne «permettront jamais» à l'Iran d'avoir l'arme nucléaire, déclare Mike Pence à Jérusalem
  • Les Etats-Unis exhortent les Palestiniens à reprendre les négociations (Mike Pence)
  • Radio France: le CSA va auditionner Mathieu Gallet le 29 janvier, décision le 31 (communiqué)

Turquie Allemagne Diplomatie Défense

Publié le • Modifié le

Turquie: des élus allemands rendent visite à leurs soldats sur la base de Konya

media
Awacs de l'OTAN sur la base de Konya en Turquie. REUTERS/Umit Bektas

Ce vendredi 8 septembre, une délégation de députés allemands rend visite aux soldats de la Bundeswehr stationnés sur une base de l'Otan à Konya, au centre de la Turquie, dans le cadre de la coalition contre le groupe État islamique. Leur venue avait été bloquée cet été par Ankara, en raison de tensions croissantes entre les deux pays.


De notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

En pleine crise des relations entre Berlin et Ankara, ces élus du Bundestag doivent leur présence sur la base de Konya à une forme d’arrangement diplomatique. Cela fait en effet des mois que les députés allemands sont privés d’accès à leurs soldats déployés en Anatolie. En juillet, en signe de protestation, Berlin avait retiré ses troupes de la base aérienne d’Incirlik, mise à disposition de l’Otan pour lutter contre Daech en Syrie. La visite sur la base de Konya, qui devait se tenir au même moment, avait été reportée.

C’est l’intervention du secrétaire général de l’Otan qui a permis de débloquer la situation : la venue des élus allemands n’est pas organisée par Berlin mais par l’Alliance atlantique, sous la conduite de sa secrétaire générale déléguée. Cette subtilité autorise la présence dans la délégation d’un élu du parti de gauche Die Linke, considéré comme persona non grata car accusé par Ankara de soutenir le Parti des travailleurs du Kurdistan.

Surtout, la caution de l’Otan a permis de maintenir la visite malgré la sortie récente d’Angela Merkel. Excédée par les attaques verbales du président turc et les arrestations de citoyens allemands, la chancelière a plaidé pour l’arrêt des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

Chronologie et chiffres clés