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Publié le • Modifié le

Elections en Allemagne: l’immigration au cœur du débat TV des petits partis

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La campagne de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) qui dénonce la politique d'accueil d’Angela Merkel et le danger de l’islamisme. REUTERS/Fabrizio Bensch

Deuxième débat électoral lundi soir en Allemagne. Après celui qui opposait dimanche soir la chancelière Merkel et son challenger social-démocrate Martin Schulz, ce sont les représentants de cinq petits partis qui débattaient à la télévision. Parce qu’ils ne dirigeront pas le pays, mais seront le cas échéant une force d’appoint, on n’a pas parlé politique étrangère, mais éducation, sécurité intérieure, loyers, retraites et diesel. Mais comme dimanche, l’immigration a joué un rôle important, deux ans jour pour jour après la décision d’Angela Merkel de ne pas fermer les frontières allemandes.


Avec notre correspondant à Berlin,   Pascal Thibaut

Idéalisme, réalisme, instrumentalisation. Ce triptyque résume les positions des uns et des autres. Les chrétiens sociaux bavarois alliés d’Angela Merkel et les Verts favorables à l’accueil des migrants par principe se retrouvent plus ou moins au centre.

Le président du parti libéral, le jeune Christian Lindner, dont le mouvement devrait faire son retour au Bundestag, surfe sur les inquiétudes de la population, mais sans tomber dans le populisme étriqué.

« La perte momentanée de tout contrôle par l’Etat durant la crise des réfugiés a choqué beaucoup de monde. Elle seule permet d’être solidaire de ceux qui sont dans le besoin », estime Christian Lindner.

A l’extrême droite, on est moins nuancé. L’Alternative pour l’Allemagne (AfD) dénonce la politique d’Angela Merkel jugée incontrôlée. Pour ce parti qui devrait faire son entrée au Parlement dans trois semaines, rien n’a changé depuis deux ans. « L’absence de tout contrôle à nos frontières pour lutter contre l’immigration, c’est une folie pour moi, c'est une folie pour mon parti », affirme Alice Weidel.

La candidate de l’AfD reproche à Sarah Wagenknecht du parti de gauche Die Linke de plaider pour des frontières ouvertes. « Bien sûr, c’est une vision d’avenir. Tout le monde sait que tous ceux qui le souhaitent ne peuvent pas aujourd’hui venir en Europe. Mais nous souhaitons un monde où cela ne soit plus le cas », répond Sarah Wagenknecht.

Les électeurs trancheront le 24 septembre. Les petits partis sont crédités de 7 à 10% dans les sondages.

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