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Union européenne Russie

Publié le • Modifié le

L’UE sanctionne la Russie après la livraison de turbines à la Crimée

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Les turbines à gaz livrées à une société russe par l'entreprise Siemens avaient ensuite été détournées vers la Crimée. CHRISTOF STACHE / AFP

L’Union européenne a imposé ce vendredi 4 août de nouvelles sanctions contre des responsables et entreprises russes, après le détournement de turbines à gaz de la société allemande Siemens vers la Crimée. Des santions «hostiles et infondées», a déclaré vendredi soir la diplomatie russe.


Les sanctions adoptées par l’UE visent trois entreprises russes et trois responsables, dont le vice-ministre de l’Energie et le directeur de la société qui avait acquis les turbines auprès de Siemens. Tous trois figurent désormais sur la liste noire de l’Union européenne, ce qui leur interdit de voyager dans l’Union et gèle leurs fonds sur le territoire européen.

Tous contribuent « à établir une source d'approvisionnement en électricité indépendante pour la Crimée et Sébastopol afin de soutenir leur séparation de l'Ukraine », ce qui « compromet l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine », estime l'UE dans sa décision.

Après l’annexion de la Crimée par la Russie en mars 2014, l’Union européenne avait édicté une série de sanctions et interdit aux entreprises européennes de commercer avec la Crimée ou d’y investir. Mais en juillet dernier, le groupe allemand Siemens avait annoncé que des turbines à gaz fournies à une société russe avaient été détournées « contre (sa) volonté » vers la Crimée, confrontée depuis son annexion à plusieurs coupures de courant massives provoquées par des sabotages contre des lignes à haute tension côté ukrainien. Pour l’UE, ces turbines ont donc été fournies « en violation des dispositions contractuelles liées à (leur) vente initiale ».

Ces nouvelles sanctions viennent s’ajouter à celles prises à la fois contre des personnes et des secteurs vitaux de l’économie russe, comme la finance, l’énergie ou la défense, en réponse au soutien de Moscou aux rebelles pro-russes qui occupent l’est de l’Ukraine depuis 2014. Le président ukrainien Petro Porochenko a salué cette « réponse rapide » de l'UE, qui constitue d’après lui « un message puissant à l'agresseur » russe.

Le ministère russe des Affaires étrangères dénonce quant à elle dans un communiqué des sanctions « hostiles et infondées ». « La décision de Bruxelles d'inclure dans la liste des sanctions de l'UE plusieurs responsables politiques et entreprises russes, en guise de mesure de rétorsion à la soi-disant ‘illégitime’ livraison à la Crimée de turbines de gaz du groupe Siemens est profondément regrettable », a poursuivi la diplomatie russe.

(Avec AFP)

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