rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti

Royaume-Uni France Finances Emmanuel Macron Theresa May Diplomatie Brexit

Publié le • Modifié le

Brexit: Londres suspecte Paris de manquer de loyauté pour attirer ses banques

media
Le principal quartier d'affaires de Londres, la City. Royaume-Uni, juin 2016. LEON NEAL / AFP

La France est accusée de complot pour «détruire la City». Ces accusations sont portées par l’ancien ministre des Affaires étrangères britannique Jeremy Browne, aujourd’hui porte-parole de la puissante place financière du Royaume-Uni. Un mémo qu’il a rédigé à l’attention de son gouvernement a été dévoilé par le Mail on Sunday ce dimanche 16 juillet 2017. Une charge au vitriol contre le gouvernement Macron.


Avec notre correspondante à Londres,  Marie Vivent

« La France voit le Royaume-Uni et la City comme des adversaires, pas comme des partenaires », prévient Jeremy Browne dans son rapport. Le porte-parole de la Corporation de la City s’est rendu au début du mois à Paris, pour y rencontrer notamment des responsables de banques, alors que viennent de s’ouvrir les négociations sur le « Brexit ».

Première place financière européenne, la City représente environ 2  millions d’emplois et plus de 10 % du produit intérieur brut britannique. Mais depuis le référendum sur la sortie de l'Union européenne, l’été dernier, plusieurs banques songent à délocaliser tout ou partie de leurs effectifs dans une autre capitale financière de l’UE. Les deux favoris ? Paris et Francfort. Et la première place financière serait particulièrement agressive envers Londres.

Jeremy Browne rapporte que « les représentants français offrent de grosses sommes d’argent aux sociétés installées à Londres, pour se déplacer à Paris ». Il ne donne toutefois pas de précisions sur les banques impliquées ou les montants en question. Mais selon l’ancien ministre, les Français ont un objectif : « Saboter l’économie britannique. » Le gouvernement français « déclare une guerre ouverte » à la City, résume Jeremy Browne.

→ À relire : Paris fait sa pub pour séduire La City

Chronologie et chiffres clés