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Grèce Union européenne FMI Allemagne Alexis Tsipras

Publié le • Modifié le

Eurogroupe: la Grèce attend le versement d’un prêt crucial pour son avenir

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Le Premier ministre grec Alexis Tsipras espère un réaménagement de la dette grecque. REUTERS/Francois Lenoir

L'UE, le FMI et les créanciers de la Grèce sont réunis ce jeudi 15 juin à Luxembourg pour un Eurogroupe destiné à relancer un troisième volet de l'aide à Athènes de 86 milliards d'euros. L'enjeu: permettre au pays de rembourser les 7 milliards d’euros d’échéances de dettes qu’il doit à ses créanciers d’ici le 20 juillet prochain. Ensuite, la question de la restructuration de la dette devrait encore être âprement discutée. Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances, se déclare «confiant».


De toute évidence, les quelques milliards d'euros que doit rembourser la Grèce d'ici le 20 juillet devraient être versés à temps. Ensuite, d'ici août 2018, des dizaines de milliards d'euros de prêts supplémentaires seront encore octroyés par les pays de la zone euro.

Mais que faire de la dette grecque, qui pèse 179 % du PIB ? Le FMI, dont la directrice Christine Lagarde est ce jeudi à Luxembourg, plaide pour sa restructuration par un report des délais de remboursement et un plafonnement des taux.

C'est la condition du Fonds pour participer comme prêteur au 3e plan d'aide (86 milliards d'euros). Une participation formelle du FMI arrangerait l'Allemagne, qui plaide depuis le départ pour que l'organisation rejoigne les créanciers de la Grèce.

Ce qui se profile donc, c'est un compromis. D'autant que Berlin ne veut pas entendre parler de restructuration dans l'immédiat. Les Allemands ont des élections fédérales en septembre prochain, et il s'agit d'un sujet de controverse que le ministre des Finances Wolfgang Schäuble veut éviter.

La restructuration de la dette décidée ultérieurement

De toute façon, il n'y aura pas d'allègement de dette décidé ce jeudi, assure également le président de l'Eurogroupe. Le FMI accepte de participer au versement des 10 milliards d'euros nécessaires à la Grèce pour rembourser ses créancier de juillet, et l'épineuse restructuration serait étudiée plus tard.

Cette perspective n'enchante cependant pas Alexis Tsipras. Le Premier ministre grec dénonce les demandes contradictoires des créanciers qui exigent des mesures de forte austérité à la Grèce sans permettre au pays de sortir du régime de perfusion.

Le chef du gouvernement grec va donc se faire l'avocat d’un réaménagement de la dette grecque, ce jeudi à Luxembourg, soulignant les nombreuses réformes consenties par son gouvernement ces dernières années.

Il a affirmé mercredi 14 juin dans une tribune publiée dans plusieurs journaux européens qu'il ne s'agissait pas de donner de l'argent à la Grèce, mais plutôt de ne pas lui en donner.

Et de défendre un « ambitieux programme de croissance » pour son pays. Une piste sur laquelle certains planchent déjà. La France aurait proposé une formule de restructuration de la dette qui reposerait sur la croissance du PIB grec.

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