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Allemagne Turquie Recep Tayyip Erdogan

Publié le • Modifié le

«Pratiques nazies»: Recep Tayyip Erdogan s'en prend à Angela Merkel

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Recep Tayyip Erdogan. REUTERS/Alexander Zemlianichenko

L'organisation d'un référendum le 16 avril en Turquie pour donner plus de pouvoirs au président Erdogan et la volonté des responsables turcs de faire campagne pour le «oui» en Europe continuent d'alimenter les tensions. Hormis les Pays-Bas, l'Allemagne est aussi concernée avec la plus grande communauté turque à l'extérieur de la Turquie. Autant d'électeurs importants pour Ankara. Ce week-end, le président Erdogan et son entourage ont  poursuivi et accentué leurs attaques contre Berlin. Qui a répliqué.


Avec notre correspondant à Berlin,  Pascal Thibaut

« Tu as recours en ce moment à des pratiques nazies. » Le président turc Erdogan a franchi un nouveau pas dimanche en accusant directement la chancelière Merkel. Au début du mois, c'est l'Allemagne en général qui s'était vue adresser les mêmes reproches par Ankara après l'interdiction de meetings électoraux de responsables turcs.

La chancellerie n'a pas réagi depuis. Le ministre des Affaires étrangères allemand Sigmar Gabriel a estimé que le président turc avait dépassé une limite ajoutant : « Nous sommes tolérants, mais nous ne sommes pas des imbéciles. Jusqu'à présent, Berlin avait évité de jeter de l'huile sur le feu estimant que cela servait plus qu'autre chose les intérêts de Erdogan. »

Gülen pas impliqué dans la tentative de putsch

Ankara a convoqué dimanche l'ambassadeur allemand en Turquie pour protester contre une manifestation kurde à Francfort samedi où des drapeaux du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interdit en Turquie, ont été brandis. La Turquie reproche régulièrement à l'Allemagne d'abriter des terroristes.

Ankara n'a pas non plus apprécié une interview du patron des services secrets allemands ce week-end. L'intéressé y affirmait que la Turquie n'avait pas réussi à convaincre l'Allemagne de la responsabilité du prédicateur Gülen dans le putsch manqué de juillet dernier. Le porte-parole d'Erdogan a accusé l'Allemagne d'avoir soutenu ce putsch.

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