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Publié le • Modifié le

Ecosse: les nationalistes tiennent à leur référendum

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Nicola Sturgeon, Première ministre de l'Ecosse et chef de file du SNP, à Aberdeen, le 18 mars 2017. REUTERS/Russell Cheyne

Venue conclure le Congrès de printemps du parti nationaliste SNP à Aberdeen, Nicola Sturgeon a non seulement voulu galvaniser ses troupes mais a aussi signifié qu'elle entend continuer à demander à son homologue britannique, Theresa May, de réfléchir à son refus de discuter d'un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse.


Avec notre envoyée spéciale à AberdeenMuriel Delcroix

Nicola Sturgeon a été accueillie comme toujours en véritable star par des délégués debout pour l’acclamer et pendant plusieurs minutes. Néanmoins la dirigeante du parti nationaliste écossais a très vite annoncé la couleur : elle n’est pas venue à Aberdeen prêcher face à des membres déjà convaincus, mais a voulu avant tout s’adresser aux Ecossais qui ne sont pas sûrs ou qui sont opposés à l’indépendance.

Martelant qu’il y aurait bien un référendum d’indépendance, Nicola Sturgeon a accentué la pression et adressé une mise en garde à la Première ministre britannique : si Theresa May défie le Parlement écossais en refusant d’accorder un second référendum, elle brisera à jamais la cohésion du Royaume-Uni.

Malgré tout, magnanime, Nicola Sturgeon qui s’est vue opposer une cinglante fin de non-recevoir en début de semaine par le gouvernement conservateur, dit vouloir laisser à Theresa May le temps de réfléchir et se dit prête à discuter d’une date ultérieure pour la tenue de ce référendum.

Et pour mieux vaincre les réticences d’électeurs écossais actuellement peu enthousiastes à l’idée de retourner aux urnes, Nicola Sturgeon a opposé une Ecosse indépendante « moderne, progressiste, ouverte sur le monde et les immigrants » à un Royaume-Uni régi par un gouvernement conservateur « refermé sur lui-même, en dehors du marché unique européen et obsédé par l’austérité économique et sociale ».

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