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Espagne France Mariano Rajoy

Publié le • Modifié le

ETA annonce son désarmement et poursuit sa lente agonie

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Un graffiti pro-ETA est recouvert de peinture par un employé municipal de Guernica, dans le Pays basque espagnol, en octobre 2011 (photo d'illustration). REUTERS/Vincent West

L'organisation séparatiste basque ETA a annoncé un désarmement total pour le 8 avril prochain. Une étape de plus dans l’agonie d’une organisation terroriste qui a tué en quatre décennies 829 personnes, et qui en octobre 2011 avait annoncé un cessez-le-feu définitif et unilatéral.


Avec notre correspondant à Madrid,  François Musseau

Comme on pouvait s’y attendre, l’annonce d’un désarmement unilatéral d’ETA n’a rien provoqué d’autre auprès des autorités espagnoles qu’une réaction de mépris. Il n’y a rien à négocier avec les terroristes basques, a-t-on dit à Madrid. On attend seulement d’eux leur dissolution, leur repentir et le pardon aux victimes. ETA « n'obtiendra rien en échange » de son désarmement, a prévenu le ministre espagnol de l'Intérieur. « Qu'elle le fasse, et au passage qu'elle se dissolve », a lâché le chef du gouvernement Mariano Rajoy.

Les dirigeants d’ETA savent leur faiblesse et la détermination de l’Etat espagnol. Pour eux, il s’agit surtout d’éviter l’humiliation après presque un siècle d’existence, et alors qu’ils n’ont atteint aucun de leurs objectifs, dont le principal est l’indépendance d’un grand Pays basque incluant la partie française.

Avec ce désarmement annoncé, ETA n’a désormais plus de monnaie d’échange pour négocier ce qu’il reste à négocier, à savoir le sort des 396 prisonniers répartis en France et surtout en Espagne. Dans les milieux séparatistes, et même au-delà, on souhaite le rapprochement de ces détenus vers le Pays basque. Mais le gouvernement espagnol, qui est tout sauf pressé, exige avant tout la totale dissolution de l’organisation indépendantiste.

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