rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti

Vatican Pape François Religion criminalité

Publié le • Modifié le

Vatican: une figure de la lutte contre la pédophilie démissionne

media
L'Irlandaise Marie Collins, victime dans sa jeunesse d'abus sexuels par des religieux, le 3 mai 2014 au Vatican. REUTERS/Alessandro Bianchi

C’est une des figures marquantes de la lutte contre les abus sexuels au sein de l’Eglise : Marie Collins, membre fondateur de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, a démissionné. Elle quitte cette structure mise en place en mars 2014 sur volonté du pape François, dénonçant le manque de coopération au sein de la Curie romaine.


Avec notre correspondant à Rome, Olivier Bonnel

Avec le départ de Marie Collins, un an après celui du Britannique Peter Saunders, la commission pontificale de protection des mineurs ne compte désormais plus aucune victime de pédophilie en son sein, un très mauvais signal alors que le Pape François souhaite mettre les victimes d’abus sexuel au centre.

Mais, c’est surtout les raisons du départ de Marie Collins qui soulèvent des questions. « Malgré la volonté du Saint-Père d’approuver toutes les recommandations que la commission lui a faites, écrit l’Irlandaise dans sa lettre de démission, il y a eu de multiples revers ». Une lettre dans laquelle elle dénonce un « la résistance » de certains membres de la Curie.

Sans la nommer directement, Marie Collins déplore aussi le « manque de coopération » de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qu’elle juge « honteuse ». De simples recommandations, approuvées pourtant par le pape ont été écartées, regrette-t-elle.

Dans un communiqué, l’archevêque de Boston, le cardinal O’Malley, qui préside cette commission, souligne que la contribution de Marie Collins sera un grand manque. L’Irlandaise continuera néanmoins de collaborer à des programmes de formation des évêques pour faire face à la pédophilie, mais loin des intrigues de la Curie. La commission de protection des mineurs tiendra, elle, son assemblée plénière le mois prochain, l’occasion sans doute de mettre sur la table toutes ces tensions.