rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
Urgent
Israël: les sirènes d'alarme activées à Tel-Aviv suite à une frappe tuant un commandant palestinien à Gaza (armée)
Afrique Économie
rss itunes deezer

RDC: le Haut-Katanga veut devenir autosuffisant en maïs

Par Denise Maheho

À Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, les autorités veulent développer la production de maïs, dont les prix flambent sur les marchés. Le but est d'arriver à l'autosuffisance et de limiter les importations.

Au marché du centre-ville de Lubumbashi, le prix d’un sac de farine de maïs de 25 kg varie entre 34 000 et 38 000 francs congolais, soit 23 dollars. En Zambie, le même sac de farine coûte 5 à 6 dollars. « Le plus grand problème, c’est que nous sommes dépendants de la Zambie », constate Eric Kasongo, un importateur. « Le gouvernement zambien ne souhaite pas libérer le maïs vers les pays frontaliers. En fait, il n’y a pas vraiment eu une très bonne récolte de maïs. Ainsi [le gouvernement] aimerait préserver un stock consistant afin de ne pas avoir un déficit pour sa population. »

Afin de lutter contre cette dépendance, le gouvernement provincial du Haut-Katanga a profité de cette table ronde agricole pour annoncer sa volonté d’augmenter la production du maïs. La province ne produit annuellement que 200 000 tonnes de cette céréale, alors que les besoins s’élèvent à 800 000 tonnes. « Nous sommes résolus à exploiter pour cette campagne agricole plus de 15 000 hectares. C’est un plan quinquennal, mais pour la campagne 2019, nous devons être en mesure d’emblaver 15 000 hectares », explique Thierry Magoma, ministre provincial de l’Agriculture. « C’est vrai qu’il faut s’attendre qu’il y ait encore des importations, mais nous voulons aussi diminuer les importations par rapport aux pays voisins. »

► À écouter aussi : RDC : l’agriculture, éternelle délaissée de la politique ?

Certains producteurs locaux du maïs estiment qu’il faut plus de 15 000 hectares et un budget conséquent pour faire face au déficit alimentaire. « La culture du maïs est une culture des masses, on doit aligner au moins un million de gens », estime Mukalay Sonkwe, détenteur d’une minoterie. « Si on a financé un million d’hectares, on peut estimer à 750 000 hectares où l'on peut récolter convenablement. Si chacun met en circulation 5 tonnes, nous avons au moins 3 millions de tonnes de maïs. Or, avec 3 millions de tonnes, on peut stabiliser le prix de la farine. »

Sur les 2,5 millions d’hectares de terres arables dans le Haut-Katanga, seuls 20 % sont exploités à ce jour.

Au Salon du chocolat, les chocolatiers africains promeuvent l'éco responsable

Le franc CFA a encore quelques beaux jours devant lui, même en changeant de nom