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L'extrême-droite autrichienne secouée par les affaires

Par Isaure Hiace

Alors que les Autrichiens votent dimanche pour élire leurs députés et leur chancelier, on a appris cette semaine, le 24 septembre, qu’une enquête avait été ouverte sur des soupçons de détournement de fonds au sein du Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ), la formation d’extrême droite. Éclairage.

De notre correspondante à Vienne,

La justice autrichienne s’intéresse particulièrement à l’ex-chef du FPÖ, Heinz-Christian Strache. Ce dernier avait dû démissionner en mai dernier, après la diffusion d’une vidéo tournée en caméra cachée sur l’île espagnole d’Ibiza, où on le voyait prêt à offrir d’importants marchés publics à une prétendue nièce d’oligarque russe, en échange de financements occultes.

L'ancien vice-chancelier est aujourd’hui soupçonné d’avoir fait payer des dépenses privées par son parti, ce qu’il dément fermement. Outre l’enquête, un audit interne au Parti de la liberté d'Autriche a été lancé pour vérifier si l’ex-leader d’extrême droite a pu faire régler des dépenses strictement personnelles par son mouvement politique.

À trois jours des élections législatives, le FPÖ n’avait pas besoin de ça

Il est clair qu’après le scandale de l’« Ibizagate », le parti se serait bien passé de cette publicité. Le nouveau chef du FPÖ, Norbert Hofer, s’efforce en effet ces dernières semaines de lisser l’image de la formation. Or, cette affaire ne facilite pas cette stratégie.

D’ailleurs, à en croire la presse autrichienne, un débat semble s’être ouvert au sein du FPÖ sur une possible suspension ou exclusion d’Heinz-Christian Strache après le scrutin de dimanche. Celui qui a dirigé les troupes de 2005 à 2019 serait devenu trop gênant pour la formation, qui voit loin.

L’extrême droite est en effet stable dans les sondages, autour de 20% des intentions de vote, et espère bien être de nouveau choisie par ses anciens alliés conservateurs pour gouverner.

Peu de suspense concernant le vainqueur du scrutin de dimanche

Les études d’intentions de vote montrent que la formation conservatrice de Sebastian Kurz fait la course en tête : le Parti populaire autrichien (ÖVP) a plus de 10 points d’avance sur les sociaux-démocrates du SPÖ, qui sont actuellement donnés en deuxième position, juste devant le FPÖ.

Mais le visage de la future coalition reste inconnu et nourrit les spéculations ces derniers jours. Différentes possibilités sont évoquées. Une coalition entre les conservateurs et le Parti social-démocrate d'Autriche, par exemple, ou bien entre les conservateurs, les écologistes et le parti libéral Neos. Mais les divergences de fond entre ces partis, parfois très marquées, sur la question migratoire notamment, rendent ces scénarios incertains.

Reste le FPÖ, en effet plus proche des conservateurs idéologiquement. Mais après l’Ibizagate, Sebastian Kurz évite soigneusement de dire qu’il pourrait de nouveau s’allier au FPÖ. L’ex-chancelier répète qu’il discutera avec tous les partis sans afficher de préférence. Seule certitude : les négociations s’annoncent ardues.

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