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Développement de la production agricole bio au Maroc (1/2)

Par Théa Ollivier

Au Maroc, la filière du bio est en plein boom. La superficie des terres cultivées de façon écologique a augmenté de 4 000 hectares en 2010 à près de 10 000 hectares en 2018. Elle s’appuie en partie sur les petits producteurs afin de répondre à une demande croissante, mais surtout afin de les inclure dans le développement économique du Royaume.

« Sur le terrain il y a encore des restes de tomates, vous voyez. C’est la fin maintenant avec septembre. »

En 2003, Fetouma Djerrari est la première à lancer sa ferme agro-écologique à Dar Bouazza, à une vingtaine de kilomètres de Casablanca. Cofondatrice de l’association Terre et humanisme Maroc en 2005, elle a formé plus d’une centaine d’agriculteurs. Aujourd’hui, une vingtaine d’hectares bio sont cultivés autour de sa ferme.

« Quand j’ai commencé le travail sur le terrain, le paysan me disait : j’ai deux hectares, mais je ne produis rien. Aujourd’hui, j’ai deux hectares et je mange et je vends pour me faire un peu d’argent. Avant, j’allais au marché. »

Au Maroc, les petits producteurs exploitent 70% des terres cultivées. Pour Fettouma Djerrari, ce sont eux les moteurs du changement et du développement durable.

« L’agriculture biologique, c’est une grande opportunité au Maroc. Ça va toucher beaucoup de gens qui étaient à l’écart du développement. Et là, ils vont participer au développement durable, au développement social et économique, à l’amélioration de la santé. L’agriculture devrait être la trame, c’est là où il y a le plus d’acteurs. C’est là où il faut faire un sérieux travail de développement, d’accompagnement et d’accès au marché. »

Permettre aux petits producteurs de trouver leurs clients, c’est l’un des objectifs de Cristina de Perfetti. Elle a ouvert en février 2019 sa petite boutique bio dans un quartier chic de Casablanca. Assise au milieu des légumes de toutes formes, l’Italienne aux cheveux courts explique comment elle recrute ses fournisseurs.

« Les petits producteurs ne peuvent pas se permettre la certification bio, sans parler du coût. C’est vraiment une structuration de la production qui va au delà de leurs capacités. Mon idée, c’est de proposer des produits dont je connais la provenance et la production. »

Chérif Guessous de la Fédération Interprofessionnelle marocaine de la filière biologique veut aller encore plus loin, pour rendre accessibles ces produits bio.

« Au Maroc, 75% de la distribution se fait dans le circuit traditionnel. Comment ne pas penser à une stratégie qui va nous permettre de commercialiser le produit dans le circuit traditionnel, qui sorte de la distribution classique de la grande distribution ou de la distribution spécialisée en magasin ? »

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