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Pour sauver le climat, couler l’économie

Par Jean-Pierre Boris

Malgré les dénégations du président américain Donald Trump, la planète est entrée dans une phase de mutation climatique accélérée. La température globale augmente. Selon les projections établies par des climatologues français, elle pourrait être en moyenne de 7 degrés supérieure à ce qu'elle est aujourd'hui d'ici à la fin du XXIème siècle. Une multiplication et une aggravation des canicules, des sécheresses, des pénuries alimentaires est à prévoir. Tout comme le développement d'évènements climatiques de grande ampleur. La vie sur la Terre pour les êtres humains risque de devenir de plus en plus difficile, inconfortable. C'est déjà le cas dans certaines régions du monde, en Afrique par exemple, où les agriculteurs doivent s'adapter à cette nouvelle configuration.

Face à ce panorama plus qu'inquiétant, des accords comme celui de la COP 21 à Paris ont été signés par la Communauté internationale. Ces accords prévoient de limiter la hausse de la température et de dégager des budgets pour aider les pays les plus vulnérables. Mais pour ralentir la marche du réchauffement climatique, ne faudrait-il pas modifier les systèmes économiques que nos sociétés ont créés ?  Peut-on inventer autre chose ? Faut-il mettre un terme aux échanges commerciaux internationaux ? Faut-il imposer les circuits courts de distribution ? Doit-on renoncer à la croissance économique ? Voilà les graves questions qui seront au menu du sommet sur l'environnement qui se tiendra le lundi 23 septembre 2019, aux Nations-unies, et dont nous allons débattre avec les invités que voici :

- Aurore Lalucq est députée européenne. Elle y a été élue, au mois de mai 2019, sur la liste PS Place Publique et siège à la Commission des Affaires économiques et monétaires et à la Délégation pour les relations avec les États-Unis. Mais elle est surtout économiste. Elle a fondé et dirigé l'Institut Veblen qui veut faire de la transition écologique un projet de société. Elle est l'auteure de plusieurs ouvrages tous consacrés à cette question. Je cite l'un d'entre eux, «Produire plus, polluer moins, l'impossible découplage» publié en 2014 aux éditions du Matin et co-signé entre autres avec Philippe Frémeaux et Gaël Giraud. Plus récemment, un autre ouvrage « Lettre aux Gilets Jaunes, pour un new deal vert », aux Éditions Le Petit Matin.

- Cecilia Bellora est économiste au Cepii (cepii.fr) ou elle travaille sur les questions liées au commerce international et en particulier sur les interactions entre commerce international et politiques environnementales. Cecilia Bellora a cosigné un chapitre intitulé « Accords commerciaux, petit guide à l’intention de ceux qui veulent comprendre » dans « L’économie mondiale 2020 », publié par le CEPII.

- Stéphanie Monjon est maître de conférence en Sciences économiques à l'Université Paris Dauphine. Ses thèmes de recherche portent sur les politiques climatiques et sur le problématique du traitement des déchets. Son dernier ouvrage : « Transition écologique en Chine. Mirage ou virage vert », publié aux Éditions de l’Ulm. 
 


On parle beaucoup de la production du soja qui empiéterait sur la forêt amazonienne et contribuerait à sa destruction. L'envoyée spéciale de RFI s'est rendue à la lisière de la forêt amazonienne dans l'État de Rondonia et ce qu'elle y a vu, ce ne sont pas des exploitations géantes.

Reportage dans une exploitation de soja au Brésil 21/09/2019 Écouter

Reportage d'Oriane Verdier.

 

Voyons un exemple de conflit environnemental lié à l'activité économique. Direction le Pérou, 2e producteur de cuivre et d’argent et 6e producteur d’or au monde. Où l’industrie minière est la principale activité économique, mais aussi la principale source de conflits. Près de 70 % des conflits sociaux-environnementaux recensés au Pérou cette année sont liés aux mines.

Un des conflits majeurs, par son ampleur et sa durée, concerne le projet minier Tia Maria, dans la vallée de Tambo, riche zone agricole située entre l’océan Pacifique et la cordillère des Andes. La société mexicaine Southern Peru a prévu d’y investir plus d’un milliard d’euros pour produire 120 000 t de cuivre par an. Lancé il y a dix ans, ce projet avait déjà soulevé plusieurs vagues de protestations massives en 2011 et 2015, entraînant la mort de huit manifestants. Pour calmer les esprits, le gouvernement d’alors avait retiré la licence d’exploitation. Mais début juillet 2019, l’actuel gouvernement a relancé le projet, suscitant à nouveau la colère de la population.

Reportage dans les mines au Pérou 21/09/2019 Écouter

Reportage de Wyloen Munhoz-Boilot.

Europe: quelles politiques économiques pour les gouvernements d’extrême-droite?

Rémy Rioux, directeur général de l'AFD, un banquier au service du développement