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Italie: Matteo Salvini relégué sur les bancs de l'opposition et en difficulté

Par Anne Tréca

En Italie le deuxième gouvernement Conte a obtenu hier la majorité absolue à la Chambre des députés. Un vote qui devrait être confirmé aujourd’hui au Sénat. La coalition du Parti démocrate et du mouvement des 5 Étoiles s’installe, et laisse derrière un Matteo Salvini pris à son propre piège. Désormais dans les rangs de l’opposition l’ancien vice-Premier ministre prépare sa revanche.

Pour Matteo Salvini, le vent a tourné, et la crise de gouvernement qu'il a voulue est en train de se retourner contre lui comme un boomerang. Non seulement il n’est plus ministre, mais même du côté de l’opposition, il est en difficulté. Avant l’été, les sondages lui étaient favorables. Il pouvait espérer à lui seul arriver à près de 40 % des suffrages en cas d’élections anticipées. Ce qui dans la réalité italienne équivaut à contrôler le Parlement. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a déclenché la crise. La fleur au fusil, Matteo Salvini croyait aller aux élections et emporter la mise sans même devoir chercher d’alliés dans l’hémicycle.

Mais depuis une semaine, sa cote de popularité a perdu au moins 4 points. Le leader de la Ligue était l’homme politique le plus admiré d’Italie, il ne l’est plus. C’est l’actuel Premier ministre Giuseppe Conte qui est tenant du titre avec la confiance de plus d’un Italien sur deux.

La Ligue perd du terrain aussi

Les sondages annoncent que la Ligue devrait suivre la chute de Matteo Salvini. Beaucoup d’électeurs ont été déçus. Aujourd’hui, le parti est crédité de 30 % des intentions de vote. C’est beaucoup, certes, mais ça ne fait pas une majorité. Pour revenir au pouvoir, la Ligue devrait construire une coalition avec toutes les droites, y compris celle de Berlusconi.

Pour l’instant, ce dernier ne décolère pas. Il accuse Salvini d’avoir joué en solo pour finalement livrer le pays à « 2 partis communistes ». L’ambiance est aux noms d’oiseaux. Alors Salvini continue d’occuper la scène, de faire des déclarations du matin au soir, mais hier il n’était plus qu’un invité dans la manifestation contre le gouvernement organisée par un parti d’extrême droite à Rome.

Salvini peut-il rebondir ?

L'ex-ministre de l'Intérieur est déjà en campagne, contre la légitimité de ce gouvernement-ci, de cette nouvelle coalition issue de négociations entre partis, et non des élections, contre la « méchante » Europe. Mais il le sait, sa cote est en baisse.

Dimanche, comme chaque année à cette époque, la Ligue rassemblera ses troupes sur les rives du Pô en Lombardie. On comprendra mieux l’humeur des militants. « Si j’avais été lui, j’aurais eu une autre tactique, » a lancé un poids lourd du parti, l’ancien gouverneur de Lombardie. On verra bientôt si c’est le début d’un règlement de comptes, peut-être même d’une bataille interne pour la direction du parti.

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