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Législatives en Pologne: entrée en campagne de l'opposition

Par Thomas Giraudeau

En Pologne, la campagne pour les élections législatives du 13 octobre prochain va s’intensifier aujourd’hui. Ce vendredi, la principale formation d’opposition, la Coalition civique, va présenter son programme. Avec à sa tête, une surprise puisque contrairement aux pronostics, le chef de cette coalition cède sa place à l’ex-présidente du Parlement Małgorzata Maria Kidawa-Błońska. C’est elle qui sera candidate au poste de Premier ministre.

de notre correspondant à Varsovie,

Elle est devenue la figure de l’opposition pour cette campagne. Małgorzata Maria Kidawa-Błońska n’est pas une nouvelle venue dans la politique puisqu'elle est membre du parti libéral-conservateur Plate-forme civique depuis sa création.

Cette députée de 62 ans a été porte-parole du gouvernement de Donald Tusk, l’actuel président du Conseil européen, avant de devenir présidente du Parlement.

Un CV déjà très fourni, mais il faut avouer que personne ne s’attendait à voir l’arrière-petite-fille d’un président polonais briguer le poste de Premier ministre. On ne l’a pas vu s’impliquer particulièrement dans la dernière campagne des Européennes, au printemps dernier.

Grzegorz Schetyna s'efface

Et puis, surtout, les observateurs voyaient Grzegorz Schetyna, le leader actuel de la Plate-forme civique, se présenter logiquement pour devenir chef du gouvernement.

Or le leader de l’opposition s’est effacé en raison de son impopularité, même dans son propre camp. D’après un sondage paru en mai dernier sur le site d’information OKO.press, à peine 1 électeur sur 5 de son parti souhaite voir Grzegorz Schetyna devenir Premier ministre.

Schetyna est peu charismatique, et depuis quatre ans qu’il dirige la Coalition civique, il est perçu comme un responsable politique sans idées nouvelles, simplement dans l’opposition totale au parti au pouvoir. Autant dire que la KO comme on l’appelle ici se tirait presque une balle dans le pied en le plaçant comme leader pour ces législatives.

À l’inverse, Malgorzata Kidawa-Blonska est vue comme une personnalité politique modérée dans ses propos, et plutôt progressiste. Elle s’est notamment prononcée pour la fécondation in vitro lorsqu’elle a dirigé un groupe de travail au Parlement sur cette question. Sa candidature pourrait donc permettre à la Coalition civique de grappiller quelques voix à sa gauche. Alors qu’une alliance de trois partis de gauche, justement, est créditée d’un score autour de 13 à 14 % dans les derniers sondages.

Néanmoins, l’opposition part avec quelques longueurs de retard sur son rival.

Le parti Droit et Justice, PiS, au pouvoir, a déjà commencé sa campagne depuis longtemps.

Durant l’été, le Premier ministre et le chef du parti ont participé à d’immenses pique-niques familiaux. Des meetings politiques en réalité, où on exaltait les valeurs traditionnelles de la Pologne et les promesses sociales très coûteuses, mais efficaces pour recueillir des suffrages.

À l’inverse, l’opposition, que ce soit la Coalition civique ou le bloc de gauche, ont passé plusieurs semaines à organiser leurs alliances, trouver la meilleure formule possible pour tenter de battre les ultras conservateurs du PiS.

Pour l’instant, ces derniers caracolent en tête des sondages, avec plus de 40 % des intentions de vote. Mais le jeu des alliances et le mode de répartition des sièges au parlement laissent encore un peu de suspense d’ici au 13 octobre.

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