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Royaume-Uni: encore une semaine décisive sur le Brexit

Par Marina Daras

Une semaine décisive se prépare au Royaume-Uni. Après l’annonce par le nouveau Premier ministre Boris Johnson qu’il allait suspendre le Parlement pendant cinq semaines, l’opposition se met en place. Que ce soit dans la rue comme à la Chambre des communes. Quelles ont été les réactions après cette décision de Boris Johnson de suspendre le Parlement ?

Il y a eu plusieurs manifestations impromptues dans les heures et les jours qui ont suivis cette annonce. Des Londoniens se sont retrouvés parfois par centaines devant Downing Street, la demeure officielle du Premier ministre, ainsi que devant le Parlement. Une importante manifestation est d’ailleurs attendue aujourd’hui pour contester encore une fois la décision du Premier ministre de suspendre le Parlement pour éviter que les députés ne puissent empêcher un Brexit sans accord de passer.

Les députés de l’opposition et les députés conservateurs rebelles se sont d’ailleurs eux aussi exprimés assez bruyamment, certains en présentant leur démission, comme cela a été le cas pour Ruth Davidson, la leader du parti conservateur écossais; d’autres en prenant part aux différentes actions judiciaires lancées pour empêcher la suspension du Parlement.

L’ancien Premier ministre John Major s’est également joint à ce mouvement qui espère contester devant plusieurs tribunaux la décision du Premier ministre de suspendre le Parlement pendant cinq semaines, et ce juste avant l’échéance du 31 octobre, date à laquelle le Royaume-Uni devra sortir de l’UE. Les juges devront rendre leur décision au cours des prochains jours, mais pour les députés et les avocats en charge de ces affaires, cette décision de Boris Johnson est antidémocratique et anticonstitutionnelle et doit être révoquée.

Mais maintenant que la reine a approuvé la suspension du Parlement, est-ce que les députés de l’opposition ont toujours une chance d’empêcher un no-deal ?

Alors ce sera très compliqué pour eux d’organiser un recours parlementaire. Ils avaient envisagé au début du mois de faire passer un vote de défiance pour forcer Boris Johnson à organiser de nouvelles élections. Mais un tel vote demande quatorze jours de préparation, ce qui n’est plus faisable.

Il restera malgré tout sept jours ouvrés entre la reprise des sessions parlementaires le 3 septembre et la date à laquelle la suspension doit être effective, le 9 septembre. Après cela, les députés devraient pouvoir siéger entre le 14 octobre et le 31 octobre, soit douze jours, avant qu’un Brexit sans accord ne soit proclamé à 23 heures heure de Londres, le 31 octobre.

Il ne reste donc que très peu de temps et le seul scénario qui tienne encore la route serait de saisir l’ordre du jour législatif de la Chambre des communes. Les opposants de Johnson pourraient dès mardi prochain mettre en place une procédure d’urgence que le président de la Chambre des communes acceptera sûrement puisqu’il a qualifié la décision de Boris Johnson « d’outrage constitutionnel ».

Est-ce que l’on peut s’attendre a une véritable crise constitutionnelle entre le gouvernement et les parlementaires ?

Et bien c’est probable puisque nous avons clairement deux camps qui s’opposent et qui s’affrontent jusque dans les tribunaux. D’un côté, Boris Johnson qui craint de n’avoir aucune majorité à la Chambre des communes, ni pour un accord ni pour un non-accord, et qui de ce fait veut limiter au maximum la capacité de veto du Parlement. De l’autre côté, les députés de l’opposition, mais aussi les députés conservateurs rebelles, qui comptent utiliser des procédures d’urgence ainsi que les tribunaux et la pression de la rue pour empêcher le gouvernement Johnson de forcer le pays vers un Brexit dur.

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